La chute de Sparte

Photo: Parallaxes

Érudit bien au-delà de ses années, Steeve n’en patauge pas moins dans des émois typiques de son âge : premier amour, intimidation, détresse insoupçonnée… Et bien sûr les parents qui ne comprennent rien. Dans cette adaptation du roman de Biz, coscénariste avec le réalisateur Tristan Dubois, on surutilise la voix hors champ, priorisant le verbe au détriment du potentiel visuel. La population étudiante bigarrée rend toutefois crédible l’univers de « Gaston Miron », école fictive, et l’un des nombreux hommages au poète. Pierre Falardeau a aussi droit à son coup de chapeau. À cet égard, la charge sociopolitique très mûrie à la narration s’arrime parfois mal à l’innocence de Steeve dans l’action. Lorsqu’on lui donne la chance de livrer des répliques plutôt que de commenter à distance, bref, quand le film le laisse exister à l’image, le jeune Lévi Doré s’avère formidable. Il compose un Steeve cultivé, ouvert et sensible. On peut imaginer pire modèle.

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Horaire en salles

La chute de Sparte

★★★

Drame de Tristan Dubois. Avec Lévi Doré, Lili-Ann de Francesco, Karl Walcott, Jonathan St-Armand, Devon O’Connor, Marianne Farley. Québec, 2018, 93 minutes.