Accusé de harcèlement sexuel, Morgan Freeman s’excuse

«Quiconque me connaît ou a travaillé avec moi sait que je ne suis pas quelqu’un qui intentionnellement voudrait vexer ou mettre quelqu’un mal à l’aise», a plaidé le comédien Morgan Freeman.
Photo: Emma McIntyre Getty Images Agence France-Presse «Quiconque me connaît ou a travaillé avec moi sait que je ne suis pas quelqu’un qui intentionnellement voudrait vexer ou mettre quelqu’un mal à l’aise», a plaidé le comédien Morgan Freeman.

Los Angeles — L’acteur américain Morgan Freeman s’est excusé jeudi après des accusations de harcèlement sexuel par huit femmes, devenant la dernière vedette masculine en date mise en cause pour comportement déplacé dans la foulée de l’affaire Weinstein.

« Quiconque me connaît ou a travaillé avec moi sait que je ne suis pas quelqu’un qui intentionnellement voudrait vexer ou mettre quelqu’un mal à l’aise. Je m’excuse envers quiconque s’est sentie mal à l’aise ou non respectée. Ce n’a jamais été mon intention », a plaidé le comédien dans un message d’excuses.

Au total, parmi les dizaines de personnes sondées par CNN qui ont travaillé avec le comédien vedette de 80 ans, huit disent avoir été victimes de harcèlement et huit autres affirment avoir assisté à des actes inappropriés.

L’une des accusatrices est une journaliste de CNN, Chloe Melas, coauteure de l’article dénonçant ses actes. Elle dit avoir fait l’objet de commentaires sexuels déplacés lors d’une conférence de presse pour la sortie du film Braquage à l’ancienne (Going in Style) lorsqu’elle était enceinte de six mois.

Une jeune assistante de production qui a travaillé en 2015 sur le tournage du même film affirme que Freeman l’a touchée ou caressée en bas du dos, faisait des commentaires sur sa silhouette ou sa tenue. L’acteur aurait un jour essayé à multiples reprises « de lever ma jupe et demandait si je portais des sous-vêtements », raconte-t-elle, citée anonymement par CNN.

Le comédien a fondé une maison de production, Revelations Entertainment, où sept des femmes interrogées par CNN ont décrit un environnement de travail empreint de harcèlement, parfois en présence de son associée Lori McCreary, voire renforcé par celle-ci.