Désobéissance (V.O. s.-t.f. de Disobedience)

Au décès de son père rabbin, une photographe regagne la communauté juive orthodoxe qu’elle a fuie et qui l’a depuis tenue pour morte. Sur place, elle renoue avec une ancienne amante devenue l’épouse de son cousin. Avec Désobéissance, Sebastián Lelio signe son premier long métrage en langue anglaise. Récit d’émancipations multiples, cette oeuvre allusive et subtile, remarquablement jouée, n’en est pas moins une de la continuité, l’auteur y réitérant sa passion pour les personnages féminins marginalisés après Gloria et Une femme fantastique (avec protagoniste sexa qui revit et transgenre qui renaît, respectivement). Une marginalité dont Lelio démontre à quel point elle est superficielle et injuste car tributaire de diktats sociaux, religieux. Ses préoccupations humanistes n’ont sans doute jamais été aussi apparentes que dans ce Désobéissance. Un acte qui constitue parfois le meilleur des choix.

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Horaire en salles

Désobéissance (V.O. s.-t.f. de Disobedience)

★★★★

Drame de Sebastián Lelio. Avec Rachel Weisz, Rachel McAdams, Alessandro Nivola. Grande-Bretagne–Irlande–États-Unis, 2017, 114 minutes.