Coup de cœur et coup de gueule sur la Croisette

Une chance qu’il y a eu Spike Lee pour le message et le poing levé.
Photo: Laurent Emmanuel Agence France-Presse Une chance qu’il y a eu Spike Lee pour le message et le poing levé.

Coup de cœur 

Les déclarations-chocs de Lars von Trier. Il a accordé à Cannes de très rares entrevues, dont au journaliste du Figaro. Ses propos font dans la provocation, mais c’est assez réjouissant, faut admettre. « J’aurais fait un excellent tueur en série, a-t-il dit, en référence au héros de son film. Je n’ai jamais tué personne, mais si je devais le faire, ce serait un journaliste… » Ah ! Ah ! 

Coup de gueule

La démobilisation états-unienne se fait sentir en Sélection officielle. On ne se demande plus ce que la présence hors concours du dernier Star Wars faisait ici. La pénurie américaine l’explique. Une chance qu’il y a eu Spike Lee pour le message et le poing levé, mais que faisait en compétition Under the Silver Lake de David Robert Mitchell? Du sous-David Lynch dans un Los Angeles réduit à ses partys et à l’errance d’Andrew Garfield en gars paumé qui suit un jeu de piste à la Da Vinci Code, sans parvenir à nous y intéresser. Et ça dure 139 minutes…