Le film de clôture à Cannes au cœur d’un litige

Le réalisateur britannique Terry Gilliam
Photo: Stéphane de Sakutin AFP Le réalisateur britannique Terry Gilliam

Une partie de bras de fer oppose le producteur portugais Paulo Branco au Festival de Cannes. La société de M. Branco, Alfama Films, basée en France, a demandé que soit interdite la projection le 19 mai en clôture du rendez-vous de L’homme qui tua don Quichotte, de Terry Gilliam, dont la sortie est prévue le même jour en salles françaises.

Ce projet déclaré maudit avait viré au cauchemar lors d’un premier tournage en 2000 qui connut tous les cataclysmes de l’enfer. Le chevalier à la Triste Figure se voit incarné par Jonathan Pryce dans une adaptation très libre du roman de Cervantes.

Un contentieux sur les droits d’auteur oppose le cinéaste britannique au producteur, sous couvert de contrat résilié que Branco conteste. La requête sera examinée le 7 mai, veille de l’ouverture du festival, scellant le sort de sa projection cannoise.

Lundi, par voie de communiqué, le président du festival, Pierre Lescure, et son délégué général, Thierry Frémaux, répondaient par la bouche de leurs canons à ce producteur maintes fois représenté à Cannes. Ils déclaraient que la défaite serait de céder à la menace, que les artistes ont besoin qu’on les soutienne, pas qu’on les menace, et que l’avocat de M. Branco procède à des intimidations et à des affirmations diffamatoires aussi dérisoires que grotesques.

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