Le festival Regard, un monde de cinéma à Saguenay

La comédienne Sarah-Jeanne Labrosse est la porte-parole de la 22e édition du festival Regard. 
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir La comédienne Sarah-Jeanne Labrosse est la porte-parole de la 22e édition du festival Regard. 

Du 14 au 18 mars se tiendra à Saguenay le festival Regard, événement entièrement dévolu au court métrage. La directrice générale, Marie-Élaine Riou, a dévoilé jeudi la teneur d’un 22e événement typiquement riche, et cela, en compagnie de la porte-parole 2018, la comédienne Sarah-Jeanne Labrosse. Environ 180 courts métrages issus d’une cinquantaine de pays seront projetés.

« Cette année, les films québécois s’avèrent particulièrement éclatés dans leurs sujets et leurs formes ; très ouverts sur le monde. On sort radicalement de la structure traditionnelle du « film d’appartement faute de moyens », si l’on veut », explique Marie-Élaine Riou.

L’enjeu des premières demeure important pour l’événement, reconnu depuis l’an dernier dans le processus de sélection des Oscar et qui accueille par ailleurs désormais un jury FIPRESCI. Cela se traduit en l’occurrence par 40 premières mondiales et 30 premières nord-américaines.

« Cela dit, ça demeure fondamental pour nous de montrer tout ce qu’on veut montrer au public, précise la directrice générale. C’est-à-dire que la notion de primeur ne l’emportera jamais sur celle de la qualité. »

Chantre du format

Donalda dans Les pays d’en haut, qu’on a aussi vue dans Starbuck et les deux Bon cop, bad cop, Sarah-Jeanne Labrosse se réjouit de son titre de porte-parole.

« J’ai tourné dans beaucoup de courts métrages et, jusqu’à tout récemment, j’essayais d’en faire au moins un par année — là mon agenda récent m’en a empêchée. Le court est un genre que j’adore : j’en regarde énormément, par exemple sur Tou.tv, et aussi chaque fois que je prends l’avion. »

Dans le court métrage, Sarah-Jeanne Labrosse voit non seulement un art en soi, mais l’occasion de relever un défi unique à ce format.

« Le court force les cinéastes à créer un récit, voire un univers complet, en cinq, dix minutes. Pour les acteurs, ça veut dire composer avec un arc dramatique condensé. Ça ne change pas la nature de notre travail, mais ça implique une manière différente de l’aborder. »

À noter que ce sera là la première visite de Sarah-Jeanne Labrosse à Regard.

Promesses de discussions

Outre les différents blocs de projection, une pléthore d’activités parallèles sera proposée. Toujours éclairantes, les tables rondes promettent d’intéressantes discussions.

On pense ici à celle qui portera sur l’industrie du vidéoclip, en crise comme on le sait, ainsi qu’à celle qui abordera la question du cinéma d’auteur relayé en streaming. Aussi dans la mire : une causerie en compagnie de Robin Aubert qu’animera la collègue Manon Dumais.

Enfin, on ira entendre le cinéaste Pascal Plante, dont le premier long, après maints courts, s’est distingué à Slamdance et à Berlin et qui viendra discuter de son expérience avec le programme Talents en vue (microbudget) de Téléfilm Canada en compagnie de la productrice Katerine Lefrançois.

Remis en fin de festival, le Grand Prix international comptera parmi son jury la productrice Kim McCraw (micro_scope), le comédien Marc-André Grondin (Les affamés) et le directeur photo Pierre Mignot (C.R.A.Z.Y., Les mauvaises herbes), entre autres professionnels.