Nouveau nom, même mission pour les Rendez-vous Québec Cinéma

Les Rendez-vous Québec Cinéma 2018 se clôtureront le 3 mars par la présentation en première mondiale de «Chien de garde», de la réalisatrice Sophie Dupuis, avec entre autres Maude Guérin.
Photo: Axia FIlms Les Rendez-vous Québec Cinéma 2018 se clôtureront le 3 mars par la présentation en première mondiale de «Chien de garde», de la réalisatrice Sophie Dupuis, avec entre autres Maude Guérin.

Les Rendez-vous Québec Cinéma (RVQC), jadis les Rendez-vous du cinéma québécois, ont dévoilé lundi les détails de la programmation de leur 36e édition. Laquelle se tiendra du 21 février au 3 mars à la Cinémathèque québécoise. « Si les Rendez-vous ont modifié leur nom pour raffermir leur appartenance à la grande famille Québec Cinéma, l’événement demeure la même grande fête du cinéma québécois que l’on connaît », a d’entrée de jeu signalé le directeur des RVQC, Dominique Dugas. Comme d’habitude, on proposera une imposante rétrospective de la production cinématographique d’ici pour l’année écoulée. L’exercice ne sera toutefois pas exempt de primeurs attendues.

En chiffres, cela donne quelque 307 films, tous formats et genres confondus, dont 90 premières. Ce que sont le film d’ouverture, Pour vivre ici, de Bernard Émond, et celui de clôture, Chien de garde, de Sophie Dupuis. Un réalisateur établi, une réalisatriceémergente; deux univers, deux énergies : on a hâte.

Porte-parole cette année, l’acteur, scénariste et réalisateur Patrick Huard a défendu la valeur sociohistorique du cinéma pour une société.

« J’aime revoir nos films parce que chacun a la valeur d’une photo : tiens, on s’habillait comme ça, on parlait comme ça, et en approfondissant, on réalisait comme ça, on jouait comme ça, on avait ces préoccupations-là… C’est fascinant ; c’est comme feuilleter un album de famille. »

Belle image.

Leçons incontournables

À noter que Patrick Huard sera l’invité de l’une des cinq désormais traditionnelles leçons de cinéma (1er février). À cet égard, on attend avec impatience celle de la cinéaste Alanis Obomsawin (24 février). Avec aussi la créatrice de costumes Renée April (Le violon rouge, Blade Runner 2049 ; 26 février) et les cinéastes Robin Aubert (23 février) et Denis Villeneuve (25 février), l’offre aura rarement été plus alléchante.

Parmi la foule d’activités parallèles proposées, on signalera le programme Tout simplement noir, une exploration « d’une vision afrocentrique du cinéma québécois » que le collectif Momentum a concoctée à l’invitation des RVQC (24 février).

On ira également voir la table ronde Représentation autochtone à l’écran à laquelle participeront entre autres Michèle Rouleau et Natasha Kanapé Fontaine (28 février). Dans les tables rondes toujours, La parité, la suite ?, animée par Marie-Louise Arsenault, réunira Isabelle Hayeur, Francine Descarries, Johanne Larue, Sophie Deraspe, Coline Serreau, Chantal Pagé et la présidente de Téléfilm Canada, Carolle Brabant.

Cette dernière, qui quittera ses fonctions au terme d’un mandat fructueux amorcé en 2010, sera par ailleurs l’invitée d’un déjeuner-causerie (28 février).

Anniversaires majeurs

Au rayon des plaisirs nostalgiques, on voudra revoir, en version restaurée par Éléphant : mémoire du cinéma québécois, le merveilleux Au clair de la lune, d’André Forcier (28 février). À l’instar de cette mise en lecture de La bête lumineuse, de Pierre Perrault, orchestrée par Rafaël Ouellet (28 février).

Comme de coutume, les soirées endiablées se multiplieront, avec notamment un spectacle de Peter Henry Phillips (24 février). Deux anniversaires majeurs seront célébrés dignement, soit les 10 ans de Réalisatrices équitables (22 février) et les 40 ans de la Coop vidéo (1er mars).