Décès de Fernando Birri

Le cinéaste Fernando Birri au Festival international du cinéma de Guadalajara, en 2008
Photo: Wikimédia Le cinéaste Fernando Birri au Festival international du cinéma de Guadalajara, en 2008

Rome — Le réalisateur argentin Fernando Birri, considéré comme le père du nouveau cinéma latino-américain, est décédé mercredi à Rome à l’âge de 92 ans, a-t-on appris jeudi de source familiale.

Né à Santa Fe, dans le sud de l’Argentine, le 13 mars 1925, le réalisateur aux yeux malicieux et à la longue barbe blanche était malade depuis plusieurs années et s’est éteint dans un hôpital de la capitale italienne.

« Hasta siempre, presidente » (Pour toujours, président), a annoncé sur sa page Facebook le Festival du cinéma latino-américain que le maestro, souvent qualifié de « père du nouveau cinéma latino-américain » et de « maître de cinéma et de vie », avait fondé en 1985 à Trieste, dans le nord-est de l’Italie.

Dissonant, grandiloquent, génial mais aussi poétique, rêveur et inspirateur

 

Petit-fils d’un anarchiste du nord-est de l’Italie embarqué pour l’Argentine par les forces de l’ordre à la fin du XIXe siècle, Fernando Birri a fait le chemin inverse pour venir étudier au Centre expérimental du cinéma de Rome de 1950 à 1953 avant de revenir à Santa Fe fonder un institut de cinéma.

En 1961, le film Los inundados lui a valu le prix de la première oeuvre à la Mostra de Venise. Sont venus ensuite La Pampa gringa (1963), Org(1978), Mi hijo el Che (1985), Che, ¿muerte de una utopía ? (1997), El siglo del viento (1999) ou encore El Fausto Criollo (2011).

« Malgré la douleur », le festival a souhaité rendre à son président un hommage qui lui ressemble : « imaginatif, hyperbolique, irrévérencieux, dissonant, grandiloquent, génial mais aussi poétique, rêveur et inspirateur ».