Les enfants de la chance

L’hôpital n’est pas seulement un lieu où l’on soigne, mais, parfois, où l’on protège les plus vulnérables des fureurs du monde extérieur. C’est la chance qu’a eue Maurice Grosman, de 1942 à 1944, tout cela grâce à une jambe cassée. Lui qui portait l’étoile jaune verra sa famille éliminée par les nazis, mais sera protégé par un médecin bienveillant (Philippe Torreton) et un personnel dévoué. D’autres films récents ont exploré cette période trouble (Le voyage de Fanny, Un sac de billes), et Malik Chibane, cinéaste français d’origine kabyle (la précision n’est pas anodine), s’inscrit dans une continuité respectueuse, académique, sans fioritures. Le message est certes édifiant, parfois émouvant, teinté de préoccupations contemporaines, mais nous sommes loin, très loin, d’Au revoir les enfants ou de La vie est belle.

Notre critique complète

Les enfants de la chance

★★ 1/2

Comédie dramatique de Malik Chibane. Avec Philippe Torreton, Pauline Cheviller, Matteo Perez, Néo Rouleau. France, 2017, 95 minutes.