L’automne se donne un genre au cinéma américain

Parmi les sorties prévues pour l'automne, nous retrouvons le prochain opus de la série «Star Wars».
Photo: Walt Disney Pictures Parmi les sorties prévues pour l'automne, nous retrouvons le prochain opus de la série «Star Wars».

Au cours des prochains mois, le cinéma américain promet de tenir les spectateurs en haleine, de les clouer à leur siège, de leur glacer le sang et de leur faire verser quelques larmes. C’est donc sous le signe du cinéma de genre que les cinéphiles pourront passer l’automne… Et quoi de mieux qu’une adaptation d’un roman de Stephen King pour mettre la table ?

Cauchemars incarnés

Transposé en minisérie en 1990, Ça, d’après le roman de King paru en 1986, renaît au grand écran sous la direction d’Andy Muschietti (Mama). On y retrouve des jeunes, victimes d’intimidation, qui se réuniront afin de se protéger d’un clown meurtrier. Créé au petit écran par l’inoubliable Tim Curry (The Rocky Horror Picture Show), le rôle du monstrueux Pennywise a été confié à Bill Skarsgård (Blonde atomique). Selon la rumeur, l’acteur suédois était si effrayant qu’il a fait pleurer les jeunes comédiens sur le plateau (8 septembre).

Sept ans après avoir exploré la psyché d’une fragile ballerine (Le cygne noir), Darren Aronofsky plonge dans l’intimité d’un couple, interprété par Jennifer Lawrence et Javier Bardem, dont la relation sera fortement ébranlée par la venue d’un homme inquiétant (Ed Harris) et de sa non moins mystérieuse femme (Michelle Pfeiffer). Mother ! serait librement inspiré du Bébé de Rosemary de Polanski. (15 septembre)

Photo: 20th Century Fox «Lignes interdites» met en vedette Ellen Page.

Réalisateur de la minisérie Millenium, d’après les romans de Stieg Larrson, Niels Arden Oplev met en scène cinq jeunes étudiants en médecine, dont deux joués par Ellen Page et Diego Luna, qui vivent d’étranges expériences après avoir flirté dangereusement avec la mort. Cette prémisse vous rappelle un film de science-fiction de Joel Schumacher avec Julia Roberts ? Pas surprenant puisque Lignes interdites est la suite, et non le remake, de… Lignes interdites. Kiefer Sutherland y reprend brièvement son rôle créé 27 ans plus tôt (29 septembre).

Les superhéros reprennent du service

Troisième film mettant en scène le dieu nordique du tonnerre, Thor. Ragnarok, de Taika Waititi (Hunt for the Wilderpeople), ne serait qu’un entremets pour faire patienter ceux qui attendant le dix-neuvième film de l’univers Disney-Marvel, Avengers : Infinity War (2018). N’empêche qu’on trépigne à l’idée de voir Cate Blanchett affronter Thor (Chris Hemsworth) dans la peau de la déesse de la mort Hela (3 novembre).

Soyons honnêtes : après le décevant Batman vs Superman : L’aube de la justice, de Zack Snyder, on avait quelque peu perdu foi en cette nouvelle franchise de Warner-DC Comics. La sortie en juin dernier de Wonder Woman, de Patty Jenkins, a toutefois changé la donne. C’est donc avec espoir qu’on ira voir La ligue des justiciers, où Batman (Ben Affleck), Superman (Henry Cavill, la moustache rasée grâce aux effets numériques), Wonder Woman (Gal Gadot) se battent contre le Mal en compagnie d’Aquaman (Jason Momoa), de Flash (Ezra Miller) et de Cyborg (Ray Fisher). Rappelons qu’en raison du suicide de sa fille, Snyder a dû confier le reste du tournage à Joss Whedon (Les Avengers) (17 novembre).

Amitiés particulières

Dans Wonderstruck, d’après le roman jeunesse de Brian Selznick (Hugo Cabret), Todd Haynes (Carol) relate le destin d’une jeune New-Yorkaise des années 1950 (Millicent Simmonds) et d’un garçon du Minnesota des années 1970 (Oakes Fegley) qu’un mystérieux lien réunit. Michelle Williams et Julianne Moore sont de la partie. (27 octobre)

Photo: Fox Searchlight «The Shape of Water»

Guillermo Del Toro (Le labyrinthe de Pan) revisite à sa manière La Belle et la Bête dans The Shape of Water, où une femme de ménage muette (Sally Hawkins) se lie d’amitié avec une créature aquatique, résultat de recherches scientifiques, durant la guerre froide. Avec Olivia Spencer et Michael Shannon (8 décembre).

Bonne nuit, douce princesse

Après avoir pleuré Han Solo (Harrison Ford) dans l’épisode VII, où Rey (Daisey Ridley) rendait son sabre-laser à Luke Skywalker (Mark Hammil), on fera officiellement son deuil de la princesse Leia, devenue la générale Organa, dans Star Wars. Les derniers Jedi, un peu moins d’un an après le décès de Carrie Fisher (morte le 26 décembre 2016, peu après le tournage de l’épisode VIII). Se joignent à la distribution Laura Dern et Benicio Del Toro(15 décembre).

Enfin, Hugh Jackman poussera la chansonnette dans The Greatest Showman, premier long métrage de Michael Gracey, où il incarne P. T. Barnum, fondateur du cirque du même nom, aux côtés de Michelle Williams et de Zac Efron. Cette comédie musicale connaîtra-t-elle le même succès que La La Land, sorti l’an dernier à Noël (25 décembre) ?

Denis Villeneuve chez les réplicants

N’en déplaise aux fans de Star Wars, s’il fallait ne retenir qu’un seul film américain à voir cet automne, ce serait la suite du film mythique de Ridley Scott sorti en 1982, Blade Runner 2049, de Denis Villeneuve (Incendies, L’arrivée). Campé trente ans après le récit inspiré du roman de Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, Blade Runner 2049 met en vedette Ryan Gosling dans le rôle d’un officier du LAPD qui part à la recherche de l’ex-policier Rick Deckard, incarné par Harrison Ford. Fidèle à ses racines québécoises, le réalisateur a fait appel au directeur photo Pierre Gill (Polytechnique) pour diriger la deuxième équipe de Roger Deakins et la boîte d’effets spéciaux Rodeo FX pour créer des villes futuristes (6 octobre).