«Spider-Man – les retrouvailles» — L’âge ingrat

Malgré son héros attachant et l’amusante relation père-fils qui se développe entre Tony Stark et Peter Parker, cette mouture de Spider-Man repose sur un scénario trop mince pour susciter un réel intérêt.
Photo: Sony Pictures Malgré son héros attachant et l’amusante relation père-fils qui se développe entre Tony Stark et Peter Parker, cette mouture de Spider-Man repose sur un scénario trop mince pour susciter un réel intérêt.

Avec son héros adolescent, peu sûr de lui auprès des filles, ne maîtrisant pas encore tous ses superpouvoirs, Spider-Man – Les retrouvailles de Jon Watts (Cop Car) s’avère une véritable bouffée de fraîcheur dans l’univers des Avengers. Cela en fait-il le meilleur film de la franchise ? N’exagérons pas !

Apparue dans Capitaine America – La guerre civile, la troisième incarnation de l’homme-araignée (Tom Holland, qui soutient aisément la comparaison avec ses prédécesseurs, Tobie Maguire et Andrew Garfield) est enchantée d’avoir combattu auprès d’Iron Man (Robert Downey Jr., toujours aussi suave et décontracté) contre le camp de Capitaine America (Chris Evans). Entre ses cours et ses devoirs, Peter Parker alias Spider-Man rêve du jour où il sera appelé en renfort par les Avengers. À cette fin, il ne cesse d’importuner Happy Hogan (Jon Favreau), chauffeur et assistant de Tony Stark.

En attendant, ce garçon de 15 ans, qui vit chez sa tante May (Marisa Tomei), doit se contenter de protéger ses voisins, de jouer aux LEGO avec son meilleur ami (Jacob Batalon) et de trouver le courage d’inviter Liz (Laura Harrier) au bal des finissants. Entre alors en scène le vilain Vautour (Michael Keaton, qui fut autrefois Batman et plus récemment Birdman), spécialisé dans la revente d’équipements de superhéros et qui jure de se venger de son ennemi juré, Tony Stark.

 
Aller voir Spiderman ou non? La réponse de Manon Dumais:
 

 

Malgré son héros attachant et l’amusante relation père-fils qui se développe entre Tony Stark et Peter Parker, cette mouture de Spider-Man (la troisième en quinze ans !) repose sur un scénario trop mince et des scènes de combat trop peu spectaculaires, quand elles ne sont pas brouillonnes, pour susciter un réel intérêt. De fait, ce chapitre des aventures de Spider-Man ressemble par endroits à un banal film d’ados où le héros hormonal ne cesse de penser à voix haute. C’est à se demander si Jon Watts est nostalgique des films de John Hughes. S’il est presque aussi bavard que le mal engueulé Deadpool, l’attachant Spider-Man suscite plus souvent l’agacement que le rire.

Bien qu’il soit un grand acteur, Michael Keaton ne se révèle pas un vilain à la hauteur. En fait, on jurerait qu’il s’est trompé de franchise tant il n’est pas au diapason du ton désinvolte de ces modestes débuts de Spider-Man. Dépourvu d’un méchant mémorable, un film de superhéros ne peut être que bancal. Qui sait, les suites, Avengers : Infinity War (2018) et le second volet des Retrouvailles (2019), seront peut-être plus satisfaisantes. Après tout, les créateurs de la franchise X-Men nous ont servi un surprenant volet crépusculaire avec Logan après quelques années d’errance. Et que dire de Wonder Woman qui a relégué dans l’ombre Batman et Superman ? Souhaitons seulement qu’on passe ensuite à un autre appel. Il y a des limites au recyclage !

V.O.A. : Cinéma Banque Scotia, Forum, Quartier latin, Place LaSalle, Carrefour Angrignon, Cavendish, Colisée Kirkland, StarCité, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, Marché central.

V.F. : Quartier latin, Place LaSalle, Carrefour Angrignon, StarCité, Lacordaire, Marché central.

Spider-Man – Les retrouvailles (v.f. de Spider-Man – Homecoming)

★★ 1/2

États-Unis, 2017, 133 minutes. Drame fantastique de Jon Watts. Avec Tom Holland, Robert Downey Jr., Michael Keaton, Jon Favreau, Marisa Tomei, Laura Harrier et Chris Evans.