«Juste la fin du monde» et «Nelly» grands gagnants du Gala des artisans

«Juste la fin du monde» de Xavier Dolan s'est démarqué en remportant trois prix Iris. 
Photo: Films Séville «Juste la fin du monde» de Xavier Dolan s'est démarqué en remportant trois prix Iris. 

Jeudi soir se tenait la première édition du Gala des artisans Québec Cinéma, au cours de laquelle ont été remis 14 prix Iris récompensant la crème des artisans et professionnels du cinéma québécois. Juste la fin du monde de Xavier Dolan et Nelly d’Anne Émond se sont démarqués en remportant la mise dans trois catégories chacun.

Le film de Xavier Dolan, qui totalise 12 nominations, a valu à André Turpin le prix de la meilleure direction de la photographie. Couronnée du Grand prix du jury à Cannes, cette adaptation de la pièce de Jean-Luc Lagarce a remporté le prix du film s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec. Le réalisateur polyvalent a pour sa part remporté l’Iris de la meilleure distribution des rôles (Xavier Dolan — Sons of Manual), l’une des catégories créées cette année.

Pour Nelly d’Anne Émond, figurant dans six catégories, Djina Caron a raflé l’Iris du meilleur maquillage, Martin Lapointe celui de la meilleure coiffure et Dear Criminals (Frannie Holder, Charles Lavoie et Vincent Legault), celui de la meilleure musique originale.

Deux prix pour Two Lovers and a Bear

Figurant à l’instar de Juste la fin du monde dans 12 catégories, Two Lovers and a Bear de Kim Nguyen a vu le travail de Richard Comeau salué dans la catégorie du meilleur montage et celui de Claude Beaugrand, Bernard Gariépy Strobl et Claude LaHaye dans celle du meilleur son. En nomination dans quatre catégories, Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau de Mathieu Denis et Simon Lavoie a remporté le prix de la meilleure direction artistique grâce à Éric Barbeau.

L’un des plus grands négligés des finalistes, King Dave de Podz, a pu gagner le seul prix pour lequel il concourait, celui des meilleurs effets visuels, autre nouvelle catégorie, grâce à Fly Studio (Jean-Pierre Boies, Mathieu Jolicoeur, Jean-François Talbot). Concourant dans quatre catégories, Chasse-galerie : la légende de Jean-Philippe Duval a remporté l’Iris des meilleurs costumes en la personne de Francesca Chamberland. Oeuvrant depuis plus de 30 ans dans notre cinéma, la productrice Lyse Lafontaine est devenue la première lauréate du prix Iris hommage.

Dès cette première édition du Gala des artisans Québec Cinéma, les professionnels du documentaire ont vu leur talent souligné avec deux nouveaux prix. Étienne Roussy a récolté le prix de la meilleure direction de la photographie (film documentaire) pour Gulîstan, terre de roses de Zaynê Akyol (présent dans trois catégories), et Catherine Legault, l’Iris du meilleur montage (film documentaire) pour La démolition familiale de Patrick Damien (présent uniquement dans cette catégorie).

Gala dominical

Animé par Pier-Luc Funk et Léane Labrèche-Dor, le Gala des artisans Québec Cinéma a été diffusé en direct de la salle Jean-Despréz de la Maison de Radio-Canada sur ICI ARTV. Mario Rouleau en signait la réalisation et Julien Corriveau y agissait à titre de script-éditeur. Le gala sera rediffusé sur ICI ARTV ce dimanche à 14 h 30. En soirée, Anne-Marie Withenshaw et Herby Moreau animeront le Tapis rouge dès 19 h 30 sur ICI Radio-Canada Télé et l’Après-Gala sur ICI ARTV, lequel sera diffusé en reprise sur ICI Radio-Canada Télé après le Téléjournal. La grande fête du cinéma québécois sera aussi diffusée sur radio-canada.ca/galaquebeccinema.

À 20 h, Guylaine Tremblay et Édith Cochrane animeront en direct du Studio 42 de la Maison de Radio-Canada la première édition du Gala Québec Cinéma sur ICI Radio-Canada Télé. Douze prix Iris y seront remis. Jusqu’à 20 h 30, le public pourra voter pour son film préféré parmi 1:54 de Yan England, Juste la fin du monde de Xavier Dolan, Les mauvaises herbes de Louis Bélanger, Les 3 p’tits cochons 2 et Votez Bougon, tous deux de Jean-François Pouliot, afin de déterminer lequel remportera l’Iris prix du public.

Rappelons que, en 2016, le cinéma québécois a vu ses parts du marché chuter de 7,2 % à 5,1 %, connaissant ainsi son pire rendement depuis 2012, où celles-ci étaient descendues à 4,8 %. Avec ses quatre millions de dollars au box-office Bon Cop, Bad Cop 2 d’Alain DesRochers vient de changer la donne. Totalisant des recettes de 7,6 millions de dollars, le cinéma québécois occupe 9,98 % des parts du cinéma, comparativement à 2,3 % à pareille date l’an dernier selon Cinéac.