Écrans canadiens 2017: vers une domination québécoise?

Le dernier long-métrage de Xavier Dolan (notre photo) est en tête de peloton aux Écrans canadiens avec neuf nominations.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le dernier long-métrage de Xavier Dolan (notre photo) est en tête de peloton aux Écrans canadiens avec neuf nominations.

L’an dernier, Room: Le monde de Jack, de Lenny Abrahamson, avait écrasé la compétition en remportant neuf des onze statuettes pour lesquelles il concourait. Qui dominera ce soir le gala des prix Écrans canadiens, où seront distribués dix-sept trophées? Rappelons que Juste la fin du monde, de Xavier Dolan, est en tête du peloton avec neuf nominations, talonné de près par Race, de Stephen Hopkins, sur les exploits du coureur Jesse Owens aux JO de Berlin en 1936.

Suivent avec six nominations chacun Avant les rues, de Chloé Leriche, Operation Avalanche, de Matt Johnson, et Weirdos, de Bruce McDonald. Pour leur part, Born to Be Blue, de Robert Budreau, biopic sur Chet Baker avec Ethan Hawke, et Old Stone, premier long métrage de Johnny Ma, concourent chacun dans cinq catégories.

Québécois en vue

Outre Xavier Dolan et Chloé Leriche, d’autres cinéastes québécois se distinguent dans la course aux Écrans canadiens. Louis Bélanger et Kim Nguyen figurent respectivement dans quatre catégories pour Les mauvaises herbes et Un ours et deux amants. À l’instar de Podz pour King Dave, d’après la pièce d’Alexandre Goyette, Simon Lavoie et Mathieu Denis ont obtenu trois nominations pour Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau.

Se démarquent avec deux nominations chacun Nelly, d’Anne Émond, et Gulistan, terre de roses, premier long métrage documentaire de Zayne Akyol. Du côté des acteurs, Jacques Newashish (Avant les rues) et Vincent Cassel (Juste la fin du monde) sont en lice dans la catégorie Interprétation masculine dans un rôle de soutien. Du côté des actrices, Kwena Bellemare Boivin (Avant les rues), Nathalie Baye (Juste la fin du monde) et Gabrielle Tremblay (Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau ) sont en lice dans la catégorie Interprétation féminine dans un rôle de soutien, et Nathalie Doummar (Pays, de Chloé Robichaud) dans la catégorie Interprétation féminine dans un premier rôle.

Côté court

On retrouve Carrière, de Jean-Marc E. Roy, dans la catégorie du Meilleur court métrage documentaire; Oh What a Wonderful Feeling, de François Jaros, et La peau sauvage, d’Ariane Louis-Seize, dans la catégorie du Meilleur court métrage dramatique. Concourrent dans la catégorie du Meilleur court métrage d’animation Vaysha l’aveugle, de Theodore Ushev, J’aime les filles, de Diane Obomsawin, If ou le rouge perdu, de Marie-Hélène Turcotte, et Mamie, de Janice Nadeau.

Petit écran

En plus de saluer la crème du cinéma canadien, les prix Écrans canadiens célèbrent les artistes et les artisans de la télévision canadienne. Mentionnons que sur les dix-sept prix remis en ondes, huit sont destinés à la télévision. Une fois de plus, des Québécois font belle figure. Ainsi, Philippe Gagnon et Louis Choquette figurent respectivement dans les catégories Meilleure réalisation – Émission dramatique ou minisérie pour Amber Alert et Meilleure réalisation – Série dramatique pour 19-2. Nicolas Maranda concourt dans la catégorie Meilleure musique originale pour 19-2.

Succédant à Norm MacDonald, Howie Mandel animera la remise des prix Écrans canadiens au Sony Center for the Performing Arts de Toronto sur les ondes de CBC ce dimanche à 20 h. L’an dernier, dans son numéro d’ouverture, MacDonald avait suggéré que le trophée soit surnommé « Candy » en l’honneur de l’acteur John Candy, décédé en 1994 à 43 ans. Après cinq ans d’existence, le trophée demeure sans surnom officiel. Mandel aurait promis d’en trouver un ce soir. Le mot-clic pour participer à la fête sur Twitter est #CdnScreenAwards.