«Maudie» couronné au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

Le film «Maudie» relate la vie de la peintre naïve néo-écossaise Maud Lewis, avec abondance de nature et cabane au bout du rang.
Photo: Mongrel Media Le film «Maudie» relate la vie de la peintre naïve néo-écossaise Maud Lewis, avec abondance de nature et cabane au bout du rang.

Le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT) s’est terminé jeudi soir sur une note guillerette avec la première canadienne de la comédie dramatique Folles de joie, ou les pérégrinations tragicomiques de deux femmes évadées d’un établissement psychiatrique. Après la projection, les derniers votes du public ont été comptabilisés avant que ne soit révélé le lauréat de la 35e édition : Maudie, de la cinéaste irlandaise Aisling Walsh.

S’il est un constat qui s’impose à l’heure des bilans, c’est à quel point le FCIAT a cette année ouvert une fenêtre non seulement sur le monde, ce qu’il fait toujours, mais plus précisément sur des territoires excentrés, ruraux, voire sauvages. Point de métropoles ou de grandes villes, ou si peu. Ce n’est jamais aussi frappant que sur la liste des gagnants.

On a pu visiter le vaste Québec, du nord au sud, d’est en ouest, entre autres dans le documentaire coup de coeur De Compostelle à Kuujjuaq, de Simon C. Vaillancourt, sur l’inspirante odyssée à pied du docteur Stanley Vollant. Le film de 65 minutes a eu la faveur du jury pour le prix du meilleur court ou moyen métrage. À voir sur ICI Radio-Canada Télé en 2017.

Sans parler du magnifique Tuktuq de Robin Aubert, avec son questionnement poético-politique sur fond de moeurs inuites… Présenté en première mondiale, le film repart avec le Prix oecuménique remis par l’organisme Communication et société. En salle en 2017.

Récit d’une quête de rédemption mettant notamment en vedette Évelyne Brochu, Miséricorde a été filmé en Abitibi par le Suisse Fulvio Benasconi. Sortie prévue à l’hiver 2017.

On a revu avec plaisir Pays, de Chloé Robichaud, avec son propos féministe porteur et ses décors naturels terre-neuviens. À l’affiche le 18 novembre.

Manchester by the Sea, de Kenneth Lonnergan, drame tant psychologique que social ayant ici énormément plu, est campé dans une petite ville côtière du Massachusetts. À l’affiche le 25 novembre.

Et évidemment, il y a eu Maudie, chouchou du public, qui lui a remis le Grand Prix. Le film relate la vie de la peintre naïve néo-écossaise Maud Lewis, avec abondance de nature et cabane au bout du rang. En salle au printemps 2017.

Chaque fois, le territoire devient un agent révélateur, un peu comme si la nature alentour agissait sur la nature humaine. Loin du bruit, loin du monde, on est face à soi-même. Avec ce que cela comporte de vertiges, mais surtout de possibilités.

Entre résilience et survie, on continue, à l’image du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue qui, bon an mal an, parvient à s’imposer, malgré sa géographie.

Autres lauréats

Mention spéciale du jury du meilleur court métrage Chinatown, de Guillaume Cyr.

Meilleur court métrage animé Changeover, de Mehdi Alibeygi.

Prix Espace court Une formalité, de Pierre-Marc Drouin et Simon Lamarre-Ledoux.

Prix de la relève Octobre, d’Alison Fortin, Samy Girard et Vicky Lavoie.