Le cinéaste André Melançon est décédé

André Melançon
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir André Melançon

André Melançon, réalisateur notamment du film culte La guerre des tuques, est décédé à l’âge de 74 ans. Il souffrait depuis quelques années de leucémie.

Après avoir reçu du gouvernement du Québec le prix Albert-Tessier en 2012 et l’insigne d’officier de l’Ordre national en 2013, André Melançon avait obtenu l’hommage suprême de ses pairs lors de la 17e Soirée des Jutra, en 2015.

Au cours de sa carrière qui s’est étalée sur plus de 40 ans, André Melançon, ancien psychoéducateur, a réalisé notamment quatre « Contes pour tous » : La guerre des tuques, le tout premier, en 1984, puis Bach et Bottine (1986), Fierro, l’été des secrets (1989) et Daniel et les Superdogs (2004). Il cosignait en 2014 le scénario de La gang des hors-la-loi, 24e «Conte pour tous», où il y jouait aussi un petit rôle.

Les parents, jeunes ou vieux, ont aussi vu d’autres films du réalisateur-scénariste originaire de Rouyn-Noranda : le suspense policier Rafales ou la minisérie Cher Olivier, la comédie Comme les six doigts de la main ou le documentaire Les vrais perdants.

C’est aussi lui qui a immortalisé sur pellicule la production de 1995 d’Albertine en cinq temps, montée à l’Espace GO par Martine Beaulne, avec notamment en vedette sa conjointe, Andrée Lachapelle.

André Melançon a aussi été un peu comédien, notamment dans Taureau de Clément Perron, Réjeanne Padovani et Joyeux calvaires de Denys Arcand, ou Le côté obscur du cœur de l’Argentin Eliseo Subiela.

Il a aussi été entraîneur pendant plusieurs saisons à la Ligue nationale d’improvisation.

Réactions

« André aura été mon collaborateur le plus assidu. Et le plus important. C'était mon ami. Son talent n'avait d'égal que sa modestie. »

- Roch Demers, fondateur des Productions La Fête (La guerre des tuques, Bach et Bottine)

« André est arrivé au cinéma par accident. Il n'était pas un acteur et n'avait aucune prétention sur le plateau. Il s'est révélé un partenaire de jeu tellement généreux. Je jouais sa soeur Gigi. Par la suite, il m'a toujours appelée sa p'tite soeur. Toujours. »

- Louise Portal, partenaire d'André Melançon sur le film Taureau (Clément Perron, 1973)

À regarder : le portrait d'André Melançon de l'Office national du film



Une histoire du cinéma : André Melançon, Denys Desjardins, Office national du film du Canada

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