Le 40e FFM se dévoile

«Embrasse-moi comme tu m’aimes», avec, entre autres, Tony Nardi, Émile Schneider et Juliette Gosselin, sera le seul film québécois à être présenté au FFM.
Photo: Laurent Guérin Filmoption International «Embrasse-moi comme tu m’aimes», avec, entre autres, Tony Nardi, Émile Schneider et Juliette Gosselin, sera le seul film québécois à être présenté au FFM.

Une partie de la sélection du 40e Festival des films du monde (FFM) a finalement été dévoilée mardi sur le site du rendez-vous de cinéma, qui démarre dans huit jours et demeurait voilé de mystère.

Ce retard aurait été occasionné par des problèmes de liquidités. Sans financement public depuis trois ans, abandonné par une partie de son équipe habituelle, le FFM sera quand même bel et bien sur ses rails du 25 août au 5 septembre à l’Impérial, ainsi qu’au cinéma Forum. Le public pourra acheter des billets à partir de samedi dans ces deux cinémas ainsi qu’au réseau Admission.

Au programme de sa compétition mondiale, quelques noms brillent, dont celui du cinéaste flamand réalisateur du populaire Ben X, Nic Balthazar, avec Everybody Happy. Le Brésilien Hector Babenco, mort le 13 juillet dernier, avait réalisé les excellents Le baiser de la femme araignée et Pixote. Son chant du cygne est ici Mon ami hindou (qui donne la vedette à Willem Dafoe en cinéaste mourant, miroir de l’auteur). Ajoutez le cinéaste et écrivain chinois de Balzac et la petite tailleuse chinoise, Dai Sijie, de retour avec Le paon de nuit. André Forcier, seul Québécois et Canadien de la course, ouvre, comme déjà annoncé, l’édition anniversaire avec Embrasse-moi comme tu m’aimes. Ce film met à l’affiche une pléiade d’étoiles québécoises : Antoine Bertrand, Tony Nardi, Roy Dupuis, France Castel, Rémy Girard, Julien Poulin, Denys Arcand, Émile Schneider, Marc Hervieux, etc. sur une histoire de gémellité située durant la Seconde Guerre mondiale.

Sinon, les oeuvres proviennent d’un peu partout, du Japon à la Roumanie, en passant par l’Iran, l’Italie (La peau de l’ours de Marco Segato), la France (Laurent Teyssier avec Toril), la Turquie (Seren Yüce avec Swaying Waterlily), etc.

Le jury de la compétition apparaît de bonne tenue, avec plusieurs cinéastes primés lors d’éditions précédentes du FFM : le Québécois Claude Gagnon (Kamataki), le Néo-Zélandais établi à Hollywood Lee Tamahori (Once Were Warriors), l’Argentin Eliseo Subiela (El lado oscuro del corazón), le Serbe Goran Markovic (Le cordon), le Russe Sergei Bodrov (Mongol), ainsi que le producteur français Donald Ranvaud.

Au jury des premières oeuvres siège l’ancien délégué général de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, Pierre-Henri Deleau, aux côtés du scénariste et journaliste canadien Maurie Alioff et de la journaliste et cascadeuse italienne Mariangiolia Castrovilli.

Plusieurs volets restent à dévoiler, dont la section Hors concours, les documentaires, la nouvelle section dévolue aux films chinois, les hommages, etc. La sélection sort un peu au compte-gouttes, et celle des films en projection extérieure, qui devait être annoncée ce mardi, manque à l’appel.

 

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