Vollrath et Uloth l’emportent

«Viaduc» a valu à son réalisateur, Patrice Laliberté, le prix de la Meilleure réalisation.
Photo: Couronne Nord «Viaduc» a valu à son réalisateur, Patrice Laliberté, le prix de la Meilleure réalisation.

La 20e édition de Regard, festival international du court métrage au Saguenay, s’est terminée dimanche après avoir affiché complet depuis le jeudi. Même les projections extérieures ont connu du succès en dépit d’un froid résolument hivernal. Le chocolat chaud servi sur place a sans doute aidé. La veille de la clôture, le jury a procédé au dévoilement des lauréats.

Coups de coeur des festivaliers également, les courts métrages Alles Wird Gut (Everything Will Be Okay) et La voce ont respectivement remporté le Grand Prix international et le Grand Prix national. Réalisé par l’Allemand Patrick Vollrath, qui repart avec une bourse de 5000 $, Everything Will Be Okay conte l’anxiété croissante d’une fillette dont le père divorcé paraît cacher quelque chose. Anxiogène et déstabilisant, ce film de 30 minutes a été dévoilé à Cannes le printemps dernier.

Oeuvre satirico-lyrique très recherchée sur le plan formel relatant l’éveil amoureux d’un boucher timide, La voce a pour sa part valu au Québécois David Uloth une bourse de 3000 $ ainsi que 15 000 $ en services techniques.

Le prix de la Meilleure réalisation, bien mérité, a été décerné à Patrice Laliberté pour son très émouvant Viaduc, ou les motifs insoupçonnés qui poussent un adolescent à risquer sa peau pour dessiner un graffiti sur le flanc de ladite structure. Le cinéaste s’est vu octroyer une bourse de 2000 $ ainsi qu’une somme de 10 000 $ en services de postproduction.

Annie St-Pierre a quant à elle décroché le Prix du meilleur scénario, et 1000 $, pour son film Jean-Marc Vallée, un hommage délicieusement décalé dans lequel un commerçant chinois ne vend que les films — et les produits dérivés qui en sont issus — du cinéaste québécois.

Dans la catégorie Meilleur court métrage d’animation, c’est Le repas dominical, de Céline Devaux, qui s’est illustré, avec à la clé une bourse de 1000 $ aussi. Dans celle du Meilleur documentaire, c’est sans surprise le bouleversant Elle pis son char, de Loïc Darses, qui s’est signalé. À partir du journal filmé que sa mère a tenu autrefois comme une sorte de thérapie au quotidien, le jeune cinéaste a reconstruit son parcours résilient.

Au total, onze catégories se sont partagé des prix totalisant une valeur de plus de 65 000 $. Cette année, le jury professionnel était composé de la réalisatrice Louise Archambault (Familia, Gabrielle), de l’auteur François Avard (Les Bougon), du directeur général de la cinémathèque québécoise, Marcel Jean, du cinéaste d’animation Piotr Dumala (Franz Kafka), et de la comédienne Ève Landry (Unité 9).

François Lévesque se trouvait à Saguenay à l’invitation du Festival Regard.

LE COURRIER DES ÉCRANS

Le courrier des écrans. Le meilleur et le pire des écrans, petits et grands, vus par nos journalistes cette semaine. Inscrivez-vous, c'est gratuit.


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront le 5 septembre 2019.