Assaut sur Londres

Ayant jugé le scénario insatisfaisant, et on ne saurait le blâmer, Antoine Fuqua (Jour de formation) a refusé de réaliser la suite d’Assaut sur la Maison-Blanche (Olympius Has Fallen), dans lequel le garde du corps (Gerard Butler) du président des États-Unis (Aaron Eckhart) devait protéger ce dernier des terroristes nord-coréens le retenant prisonnier. Dans cette suite aussi pétaradante que le volet précédent, sorti en 2013, c’est au tour de Londres d’être assaillie par des terroristes dirigés par un vendeur d’armes pakistanais (Alon Aboutboul) alors qu’ont lieu les funérailles du premier ministre de Grande-Bretagne, mort de façon suspecte. Une fois de plus, Banning (Butler) devra tirer du pétrin le président, que l’on menace d’exécuter sous les yeux de la planète entière, après que tous les autres chefs d’État eurent été tués. Aux commandes, Babak Najafi (Easy Money : Hard to Kill) prend un vilain plaisir à faire exploser les plus beaux monuments de Londres — de grâce, pas l’abbaye de Westminster ! — et de traquer comme des souris Butler et Eckhart, qui se la jouent superhéros en costard, dans les recoins les plus périlleux. Misant lourdement sur la peur du Moyen-Orient des Occidentaux, Assaut sur Londres carbure à la violence et tourne à vide sans réinventer la roue.


Assaut sur Londres (V.F. de London Has Fallen)

★★

Un film de Babak Najafi États-Unis, 2016, 99 minutes.