Une expo sur Gilles Carle

Le Musée de la civilisation de Québec inaugurera dans quelques jours une exposition pour rendre hommage au cinéaste Gilles Carle. Lancée le 21 janvier, elle sera présentée dans l'établissement jusqu'en septembre 2004. On doit notamment à Gilles Carle des films comme La Tête de Normande St-Onge, L'Ange et la femme, Fantastica, La Guêpe et Pudding chômeur, Les Plouffe, Maria Chapdelaine et La Postière.

La présentation muséologique de cette oeuvre va s'organiser autour d'une sélection des oeuvres picturales du cinéaste (19 tableaux), de photographies, d'archives et d'objets personnels, d'extraits de films, d'affiches et d'artefacts reliés au monde du cinéma. L'idée est de montrer l'influence de son talent d'artiste sur l'ensemble de son oeuvre cinématographique et de donner aux visiteurs un aperçu du processus de réalisation d'un film. «Faire le tour de l'oeuvre de Gilles Carle en 150 mètres carrés relève du défi... à l'image de celui qui a su en relever plus d'un au cours de sa carrière», epxlique le communiqué émis par le Musée de la civilisation.

Après avoir étudié l'art graphique et la peinture à l'École des beaux-arts de Montréal, après avoir été graphiste à Radio-Canada, cofondateur des Éditions de L'Hexagone avec Gaston Miron, scénariste pour l'Office national du film du Canada, Gilles Carle devient une figure de proue dans l'émergence d'une industrie du cinéma tant au Québec qu'au Canada. Après avoir signé quelques documentaires aux accents très personnels (Dimanche d'Amérique, Percé on the Rocks), il réalise ses premières oeuvres de fiction (La Vie heureuse de Léopold Z, L'Âge de la machine). Parallèlement à la création de longs métrages de fiction, il a travaillé à des projets pour la télévision (La Feuille d'érable, Épopée en Amérique), à la réalisation de documentaires (Jouer sa vie) et de films publicitaires.

Gilles Carle cherche aussi à capter avec sa caméra les particularités de l'identité québécoise. Il aborde avec verve et truculence les contrastes entre la vie urbaine et la vie rurale (La Vraie Nature de Bernadette, Les Mâles), les rapports entre hommes et femmes (Le Viol d'une jeune fille douce), l'industrialisation bourgeoise et l'intellectualisme écologique (Red, La Mort d'un bûcheron).