Les grands classiques aux grands écrans

«Les bons débarras», de Francis Mankiewicz, fait partie des films restaurés.
Photo: Source Télé-Québec «Les bons débarras», de Francis Mankiewicz, fait partie des films restaurés.

Les cinéphiles nostalgiques auront désormais leur événement phare. Après avoir restauré 225 films du répertoire québécois, le projet « Éléphant : mémoire du cinéma québécois » lance en effet un nouvel événement, qui refuse de porter le nom de « festival », mais qui permettra au public montréalais d’aller voir des grands classiques de l’histoire du cinéma francophone dans leur forme restaurée.

Éléphant ClassiQ prendra donc l’affiche du 19 au 22 novembre prochain inclusivement, au cinéma Impérial, à la Cinémathèque québécoise et à la salle Pierre Bourgault de l’UQAM.

Cet événement est en quelque sorte une suite du vaste projet « Éléphant : mémoire du cinéma québécois », soutenu par Québecor, qui visait la restauration et la mise en ligne du cinéma québécois.

L’an dernier, le film Les bons débarras, de Francis Mankiewicz, restauré par Éléphant, a retenu l’attention à Lyon au festival Lumière, en hommage aux frères du même nom, qui présente lui aussi des grands classiques restaurés du cinéma. C’est là que les responsables d’Éléphant, Claude Fournier et Marie-José Raymond, ont eu l’idée d’un nouvel événement montréalais qui permettrait au patrimoine du cinéma classique du monde entier de rayonner de nouveau en salle.

Cinéma francophone à l’honneur

Cette année, c’est le cinéma francophone qui sera à l’honneur, avec une sélection de films français, belges, suisses, africains et québécois. La programmation n’est cependant pas encore établie.

En entrevue, Mme Raymond rappelle qu’Éléphant ne veut pas effectuer ses sélections uniquement en fonction du nombre d’entrées recueillies par les films. Elle cite en exemple un film québécois de Denise Benoît, Le dernier havre, qui n’a pas, selon elle, connu la notoriété méritée à l’époque de sa sortie.

Certaines restaurations sont par ailleurs plus difficiles à réaliser que d’autres. Éléphant restaure par exemple présentement le premier film réalisé par un Québécois, Le gros Bill, de Jean-Yves Bigras, en 1940. Ignorant évidemment la révolution technologique qui devait suivre 50 ans plus tard, Bigras utilisait paraît-il ses négatifs de nitrate d’argent pour alimenter ses feux de camp… Les seules versions disponibles sont donc des copies qui avaient été faites pour la télévision.

Rencontres

Gérald Duchaussoy, du festival Lumière, participera par ailleurs à la sélection des oeuvres présentées à Éléphant ClassiQ.

L’événement comptera aussi diverses rencontres, dont l’une portant sur la restauration et son financement.

Certains pays, comme la France, ajoute Mme Raymond, ont débloqué d’importants budgets pour restaurer et numériser leur patrimoine cinématographique. Le Japon et l’Italie, où l’on restaure notamment les films de Charlie Chaplin, font également bonne figure à cet égard. Ici, cependant, tout le budget d’Éléphant : mémoire du cinéma, et d’Éléphant ClassiQ a été fourni par Québecor. Les films restaurés au Québec par Éléphant sont en ligne sur Illico, via Vidéotron, et aussi, désormais, sur iTunes.

Il n’est pas exclu que les films présentés à Éléphant ClassiQ soient aussi éventuellement disponibles par ces canaux.

Les 225 films québécois restaurés par Éléphant ont été commandés par 300 000 utilisateurs d’Illico et d’iTunes à ce jour.

1 commentaire
  • Serge Beauchemin - Abonné 19 mars 2015 08 h 36

    Le Hic...

    Formidable cette initiative de projections des Classiques cinématographique québécois, Éléphant ClassiqueQ . Cependant elle se tiendra en même temps que les Rencontres Internationales du documentaire de Montréal (RIDM) du 12 au 22 novembre.

    Dommage! La concertation dans ce cas est de mise...