Le film «Taxi», interdit en Iran, déjà vendu dans plus de 30 pays

Paris — Le film Taxi du cinéaste iranien dissident Jafar Panahi, qui a reçu samedi l’Ours d’or de la 65e Berlinale, a déjà été vendu dans plus de trente pays, alors qu’il est interdit de diffusion en Iran, a indiqué à l’AFP son distributeur.

Taxi, chronique de la société iranienne à travers les déambulations d’un chauffeur de taxi à Téhéran, a été vendu dans une vingtaine de pays européens, ainsi qu’en Russie et en Turquie, a annoncé la société Celluloid Dreams, en charge des ventes internationales du film.

Hors d’Europe, le film sera distribué à Taïwan, à Hong Kong et en Chine pour l’Asie et au Brésil et en Colombie pour l’Amérique latine. Il a aussi été vendu à une société de distribution au Moyen-Orient, a précisé Celluloid Dreams.

Des négociations sont encore en cours notamment avec le Royaume-Uni et les États-Unis, a ajouté la société de distribution internationale.

En accordant le prix du meilleur film à Taxi, très applaudi au Festival du film de Berlin, le jury a placé sous les projecteurs un cinéaste soumis à une interdiction de travailler dans son pays et de voyager à l’étranger.