Une chute de plus de 15 % aux guichets cet été

Hollywood domine le jeu sur grands écrans chez nous comme ailleurs.
Photo: Pavel Losevsky Hemera Hollywood domine le jeu sur grands écrans chez nous comme ailleurs.

Cinéac, organisme qui compile les résultats des films aux guichets québécois, confirme la chute importante de spectateurs en salles de cinéma et ciné-parcs chez nous au cours de l’été qui s’achève. 15,7 % de moins qu’en 2013 à pareille date, les recettes étant passées de 83 816 808 $ à 70 845 425 $ en 12 mois.

À noter que ces chiffres ne compilent pas les résultats sur les autres plateformes que le grand écran, alors qu’une partie de la clientèle des salles consomme des films ailleurs, ce qui explique en partie les écarts enregistrés.

Hollywood domine le jeu sur grands écrans chez nous comme ailleurs. Il occupe 83,7 % des parts de marché, en baisse pourtant par rapport à l’été 2013, alors que 91,6 % de la tarte lui était dévolue. Les grosses productions américaines ont frappé moins fort que prévu. Au haut de la pile avec 4 millions et plus de recettes : des films à effets spéciaux comme Guardians of the Galaxy, X-Men : Days of Future Past, et autres Dawn of the Planet of the Apes dont les adolescents sont friands.

Lucy, grosse production française de Luc Besson avec acteurs américains, atterrit en huitième position. « La France occupe 9,1 % des parts de marché estival chez nous, contre 1,7 %, l’an dernier, précise Stéphanie Nolin. Mais c’est vraiment à cause de Lucy. »

Légère hausse dans le Top Ten, mais 1987 de Ricardo Trogi se hausse au 12e rang des 20 meilleurs titres et frôle les 2 millions de recettes au guichet. Il est suivi par La petite reine d’Alexis Durand-Brault (884 033 $), Le vrai du faux d’Émile Gaudreault (426 873 $) et Le règne de la beauté de Denys Arcand (355 680 $).

Petite surprise ! Une très légère hausse des parts de marché du film québécois cet été. Il atteint 5,8 %, contre 5,6 % en 3013. « Louis Cyr, avec 3,8 millions de recettes au guichet, portait l’an dernier tout sur ses épaules, explique Stéphanie Nolin. Le deuxième rang était occupé par Hot Dog qui n’atteignait que 363 188 $. L’été 2014 apparaît quand même mieux diversifié. En recensant les résultats pour toute l’année 2014, le Québec ne récolte que 4,8 % des parts de marché. À moins de performances exceptionnelles de films comme Mommy de Xavier Dolan et Les maîtres du suspense de Stéphane Lapointe au début décembre, notre cinéma ne dépassera sans doute pas les 5 % à la fin de l’année, alors que 2013 clôturait avec 5,6 %. »

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2 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 17 septembre 2014 10 h 03

    Cinéma maison

    Avec les immenses écrans à la maison et souvent la possibilité de télécharger gratuitement des films, il est à prévoir que les cinéma seront moins fréquentés..

  • Jean Richard - Abonné 17 septembre 2014 12 h 20

    Est-ce vraiment regrettable ?

    « Hollywood domine le jeu sur grands écrans chez nous comme ailleurs. Il occupe 83,7 % des parts de marché, en baisse pourtant par rapport à l’été 2013, alors que 91,6 % de la tarte lui était dévolue. »

    Si on fait la moyenne des deux dernières années, on peut dire que les Américains occupent près de 88 % de l'espace. C'est à se demander si avec une telle proportion, le cinéma n'est pas devenu un élément sérieux de colonisation culturelle.

    Si Hollywood occupe autant d'espace, c'est probablement aussi parce que les Américains contrôlent le plus gros de la distribution et même les salles. Le cinéma venu d'ailleurs se buterait-il sur une porte fermée, infranchissable ?

    Dans ce cas, la baisse de fréquentation des salles n'est peut-être pas aussi regrettable qu'elle n'en a l'air. La diversité cinématographique n'est plus au rendez-vous dans la majorité de ces salles. Heureusement reste-t-il quelques petites salles dont la survie est de moins en moins assurée.

    S'il y a des portes fermées à la diversité au cinéma, il y en a de nouvelles qui s'ouvrent, dans le cyberespace. Hélas, en gardant les gens à la maison, cette nouvelle façon d'aller au cinéma (par internet sur son écran personnel) nous fait perdre ce côté social du cinéma traditionnel. Se retrouver dans une salle avec 100 ou 200 personnes offre une dimension qu'on ne retrouve pas tout seul dans son salon.