À surveiller au 38e FFM

Mais que trouve-t-on au menu de cette 38e édition du Festival des films du monde, en salle dès aujourd’hui ? Le film d’ouverture Salaud, on t’aime de Claude Lelouch, avec Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Sandrine Bonnaire, etc. s’inspire des expériences passées de Claude Lelouch en reporter de guerre. En clôture, Aimer, boire et chanter du défunt monument français Alain Resnais, sur fond d’amour, de théâtre, de fin de vie. Entre les deux, quelques propositions attirent l’oeil et l’esprit.

 

En compétition : le film de l’excellent cinéaste italien Pupi Avati Un ragazzo d’oro, dans lequel Sharon Stone, entre Milan et Rome, se retrouve au coeur d’une relation père-fils sous le signe de la création et de la mémoire qui fait vivre. Le scénariste-cinéaste allemand Christian Wagner de Balkan Blues Trilogy,avec The Limits of Patience d’après le roman de Kirsten Heisig, met en scène une juge au tribunal pour enfants qui tente de changer le système pour sortir les jeunes du piège de la criminalisation. Aussi, Le patron de l’usine du Chinois Zhang Wei, sur l’exploitation sauvage des employés à des fins capitalistes au pays de Mao. Intrigant aussi ce Maintenant ou jamais du Français Serge Frydman — scénariste de Patrice Leconte — sur une mère de famille (Leïla Bekhti) qui braque des banques à ses moments perdus.

 

Hors concours, on a hâte de voir le dernier né du Marseillais Robert Guédiguian Au fil d’Ariane, avec ses acteurs habituels, Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Darroussin, Jacques Boudet, etc. L’anniversaire d’Ariane, où les invités ne viennent pas, alors elle (Ariane Ascaride) va se perdre en ville. De Russie, Chagall-Malevich d’Alexandre Mitta inspire par son sujet : les amours du grand peintre Marc Chagall avec Bella, sa muse, mais aussi ses conflits avec l’artiste contemporain Kasimir Malevich.

 

Dans le volet Regards sur les cinémas du monde, quelques titres à surveiller : Tous les chats sont gris de la Belge Savina Dellicour, une histoire de secret de famille avec le toujours formidable Bouli Lanners en détective solitaire et père trop timide. Tommy du Suédois multitalentueux Tarik Saleh, abordant des histoires de femmes dans un monde interlope, où un célèbre braqueur de banques peut resurgir à tous moments. Une curiosité issue du Myanmar : Inthar de Yannick Borit, situé dans un monastère où un moinillon et son père biologique méditent de concert. Un documentaire : L’heureux naufrage de Guillaume Tremblay, témoignages de personnalités québécoises quant au vide laissé par la religion et les grands rêves politiques.

À voir en vidéo