Boychoir de François Girard lancé à Toronto

Le réalisateur François Girard
Photo: Rugicomm Le réalisateur François Girard

Après l’annonce des films américains de Philippe Falardeau (The Good Lie) et de Jean-Marc Vallée (Wild) lancés au Festival de Toronto (TIFF) en septembre prochain, voici que la première de Boychoir, autre film américain d’un Québécois, François Girard, derrière Le violon rouge, aura également sa première et son gala dans la Ville reine.

 

Donnant la vedette à Dustin Hoffman, à Kathy Bates et à Josh Lucas, entre autres, le film raconte l’histoire d’un garçon doué et rebelle qui entre dans une prestigieuse école de musique pour se joindre à des choristes de haute volée. Dustin Hoffman incarne le maître de choeur qui croit en l’enfant doué. François Girard, également metteur en scène de théâtre et d’opéra, derrière aussi des performances d’arts visuels, n’avait pas tourné depuis Soie en 2007. En 1993, son merveilleux Trente-deux films brefs sur Glenn Gould avait été un des grands clous du Festival de Toronto, qui l’avait propulsé. François Girard fait valser les frontières entre les arts et les pays, à travers des productions éclectiques et internationales. Tout comme l’an dernier au TIFF, avec Prisoners de Denis Villeneuve et Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée, les films américains des cinéastes québécois devraient créer l’événement cette année dans la Ville reine.

 

Le TIFF annonçait hier de nouvelles projections de gala et des projections spéciales, en premières mondiales ou nord-américaines, parmi lesquelles Ruth Alex de Richard Loncraine, avec Diane Keaton, Clouds of Stils Maria du Français Olivier Assayas avec Juliette Binoche, Don’t Go Breaking My Heart 2 de Johnnie To (Hong Kong), Gemma Bovary de la Française Anne Fontaine avec Mia Wasikowska, Fabrice Luchini et le Québécois Niels Schneider. La version originale (director’s cut) du film absurdo-musical Human Highway de Neil Young et Dean Stockwell en 1982 les met tous deux en scène auprès de Dennis Hopper. Des films lancés à Cannes sont présentés en première nord-américaine, dont Search de Michel Hazanavicius, Deux jours, une nuit des frères Dardenne, etc. Mais Winter Sleep, palme d’or et chef-d’oeuvre du Turc Nuri Bilge Ceylan, ne semble pas faire partie du lot.

 

Le pays à l’honneur au TIFF cette année sera la Corée du Sud. Dans la section consacrée au cinéma contemporain international : 51 films, dont ceux de Pascale Ferran, de Rolf de Heer, de Céline Sciamma, de Roni Elkabetz, de Bruno Dumont, de Naomi Kawase. Dans la section « Wavelenghts », les oeuvres de Pedro Costa, de Manoel de Oliveira, de Lisandro Alonzo et d’autres maîtres inclassables seront projetées.

 

Le volet courts métrages internationaux en compte 36. Il sera lancé par Voilà l’enchaînement de la Française Claire Denis. Dans la section des classiques restaurés, des oeuvres importantes comme My Darling Clementine de John Ford, Cruel Story of Youth de Nagisa Ôshima, The Color of Pomegranates de Sergei Parajanov, etc., seront présentées. Un hommage à Harun Farocki sera accompagné de la projection de son film In Comparison.