Neuf nuances de passion

Image tirée de Cracked Actor : David Bowie, d’Alan Yentob.
Photo: Source Fifa Image tirée de Cracked Actor : David Bowie, d’Alan Yentob.

Comme à chaque édition, le Festival international du film sur l’art de Montréal (FIFA) distribue quelques salutations et hommages. Cette année, c’est au tour d’Alan Yentob, un producteur et réalisateur ayant largement contribué au prestige de la BBC, de les récolter. Pour l’occasion, le FIFA a sélectionné neuf films phares ayant jalonné son parcours professionnel remarquable.

 

Cracked Actor : David Bowie, d’Alan Yentob, 1975. Fort de la collaboration complète de David Bowie, déjà au faîte de sa gloire, Alan Yentob suivit ce dernier en plein désert afin d’y capter méditations et ruminations entre deux concerts événementiels.

 

My Way, de Nigel Finch, 1979. Très anglais dans sa manière irrévérencieuse de traiter son sujet, en l’occurrence la chanson My Way, ce moyen-métrage revient sur les carrières de Frank Sinatra, Sid Vicious, Paul Anka, Elvis Presley, Shirley Bassey, et Claude François, entre autres interprètes dudit succès.

 

I Thought I Was Taller. A Short History of Mel Brooks, d’Alan Yentob, 1981. Tantôt sérieux, tantôt satirique, ce documentaire tourné à la fin de l’âge d’or de l’acteur et cinéaste Mel Brooks (Frankenstein Junior) révèle, entre deux gags, un conteur exceptionnel.

 

The Orson Welles Story, de Leslie Megahey, 1982. D’une durée de près de trois heures, ce document cinéphile essentiel donne à voir le plus long entretien qu’ait consenti l’auteur de Citizen Kane et contient des témoignages de Jeanne Moreau, Anthony Perkins et Peter Bogdanovitch.

 

William Burroughs, de Howard Brookner, 1983. L’auteur du Festin nu se dévoile dans ce documentaire fascinant. Au menu : anecdotes, provocations, confessions. Indispensable.

 

Andy Warhol : Denied, de Chris Rodley, 2006. Andy Warhol pratiqua la création en série en recourant à nombre d’assistants, ceux-ci signant volontiers les oeuvres attribuées au roi du pop art. Difficile, a posteriori, de déterminer ce qui est, ou non, un « Warhol » authentique.

 

Let There Be Light, de Tim Kirby, 2008.La lumière comme muse et matériau pour les artistes Liliane Lijn, Charles Ross, Anthony McCall, James Turrell, et le collectif United Visual Artists (UVA).

 

Werner Herzog : Beyond Reason, de Steve Cole, 2008. Une discussion fleuve entre Alan Yentob et le cinéaste Werner Herzog entrecoupée d’extraits de films marquants tel Fitzcarraldo.

 

Grayson Perry and the Tomb of the Unknown Craftsman, de Neil Crombie, 2012. Artiste visuel reconnu, Grayson Perry monta, à titre de commissaire invité par le British Museum, une exposition consacrée au travail d’artistes inconnus.



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Ses initiales sont devenues mythiques : B. B. Née dans un milieu industriel bourgeois, Brigitte Bardot fut déesse au cinéma, puis activiste pour les droits des animaux. De déclarations-chocs en prises de positions politiques alignées à droite, elle est graduellement devenue une caricature. Jurant de ne plus se montrer en public, elle a néanmoins permis au documentariste David Teboul de se pencher sur sa carrière volontairement courte, mais fulgurante, mais surtout sur sa vie pétrie de contradictions. Même que l’ancienne star de… Et Dieu créa la femme, La vérité, Le mépris et Vie privée, qui s’est retirée du cinéma en 1973 afin de se consacrer à la cause animale, a ouvert ses archives personnelles à la production. En gestation pendant près de deux ans, Bardot, la méprise profite de l’absence de l’icône pour mettre au jour la femme qu’elle abrite. À la narration, l’actrice Bulle Ogier lit des passages de l’autobiographie du sujet : Initiales B. B. Dimanche 30 mars 2014 à 16 h  à la salle Claude-Jutra de la Cinémathèque québécoise.