Sortir du cadre… pour mieux y rester

Production Warner Bros. oblige, on a forcé la version Lego de Batman dans le récit...
Photo: Warner Bros Pictures Production Warner Bros. oblige, on a forcé la version Lego de Batman dans le récit...

Dans l’univers Lego, Emmet est une simple figurine ouvrière habitant une vaste cité toute de blocs construite gouvernée par le President Business pour qui perfection rime avec mode d’emploi. Il en va de même dans tous les autres mondes, fussent-ils médiévaux, spatiaux, westerns, pirates ou « produits dérivés » de films populaires. Or, une prophétie prédit qu’un élu découvrira un jour la « pièce maîtresse » grâce à laquelle on pourra construire ce que l’on veut en faisant fi des plans. Et l’élu est…

 

Dès le début, Lego : le filmannonce ses couleurs référentielles. Avec ces immenses affiches publicitaires qui inculquent les codes sociaux acceptables à la Invasion Los Angeles et ce système de caméras très 1984 pour garder la population à l’oeil, les scénaristes font honneur à John Carpenter et à George Orwell. La manière est cela dit parfois lourde. Production Warner Bros. oblige, on a forcé la version Lego de Batman dans le récit, entre autres exemples.

 

Fidèle à la formule éprouvée par Shrek et Histoire de jouets, Lego : le film recourt à une intrigue à deux vitesses. Au premier degré, on propose aux tout-petits un agencement allègre de péripéties simples. Présentées avec une note d’irrévérence, lesdites péripéties offrent simultanément un second degré aux parents et adultes nostalgiques.

 

La morale selon laquelle avec de l’imagination, rien n’est impossible, fait évidemment consensus. D’autant que ce contenu est livré dans un contenant qui déploie des trésors d’ingéniosité. Oui, on a envie de ressortir ses blocs Lego dès après la projection.

 

N’est-ce pas d’ailleurs le but de l’opération ? Soyez imaginatifs… avec Lego ! Voilà bien une formidable infopublicité. Et c’est plus subtil qu’un panneau réclame.

 

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