Wim Wenders amorce le tournage de son prochain film à Montréal

Wim Wenders
Photo: François Pesant - Le Devoir Wim Wenders

Le tournage d’Every Thing Will Be Fine de Wim Wenders, qui était au départ prévu ici l’an dernier avec en vedette la Torontoise Sarah Polley, débutera aujourd’hui bel et bien à Montréal, mais sans elle. Il mettra en scène la Française Charlotte Gainsbourg (Melancholia) et la Québécoise domiciliée à Paris Marie-Josée Croze (Les invasions barbares). La star américaine James Franco (127 Hours, Oz, le magicien) tiendra le rôle principal. Benoît Debie (Enter the Void), grand collaborateur du Français Gaspar Noé, sera chef opérateur.

 

Avec ce calendrier décalé, Sarah Polley (actrice et cinéaste - Away from Her, Stories We Tell) n’était plus disponible pour jouer dans le film de Wenders. Depuis son fameux Pina (2011) sur la chorégraphe Pina Bausch, le cinéaste allemand des Ailes du désir et deParis/Texas (Palme d’or) ne veut plus travailler qu’en 3D. C’est donc en relief qu’Every Thing Will Be Fine sera tourné. Depuis longtemps, Wenders, vieil ami du Québec, voulait réaliser un film à Montréal.

 

Le tournage aura lieu au centre-ville, dans le Vieux-Montréal, à Outremont, au ghetto McGill, etc. Après un premier volet estival, le plateau fera une pause, pour reprendre durant deux semaines à l’hiver 2014. Le film sera distribué en 2014.

 

Le film, sur un scénario du Norvégien Bjorn Olaf Johannessen, suit Thomas (James Franco), un écrivain en désarroi après avoir heurté par accident un enfant avec sa voiture. Marie-Josée Croze incarnera sa compagne et Charlotte Gainsbourg, la mère de l’enfant accidenté. Ce drame intimiste, qui aborde les questions de culpabilité - l’accident mine le héros -, de pardon, et les changements dans la perception du monde après un traumatisme, se déroule sur une période de 12ans. Pour Wim Wenders, il s’agit, en attaquant un drame narratif et une fiction, d’une nouvelle façon d’explorer du 3D. « Je suis convaincu que la 3D permettra d’ouvrir une toute nouvelle dimension de proximité affective avec notre histoire et ses protagonistes », estime-t-il. Au Screen Daily, il avait déclaré que ce film ne ressemblerait à aucun de ses précédents, à l’exception peut-être de L’ami américain (1977), d’après un roman de Patricia Highsmith (avec Dennis Hopper, Bruno Ganz).

 

Le producteur de Pina (nommé aux Oscar), Gian Piero Ringel, tient les commandes dans la société allemande qu’il dirige avec Wenders, Neue Road Movies. Cette société s’est assuré la participation canadienne de Montauk Productions, de la maison suédoise Göta Film et de la norvégienne MER Film. La chaîne ZDF/Arte sera partie constituante. Cette grosse coproduction canado-européenne aura pour distributeur international la compagnie britannique HanWay Films et au Québec, Métropole Films.

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