Cinéma - Pères absents et parent pauvre

Les effets spéciaux du film Percy Jackson: la mer des monstres semblent tout droit sortis d’un jeu vidéo d’il y a 10 ans.
Photo: 20th Century Fox Les effets spéciaux du film Percy Jackson: la mer des monstres semblent tout droit sortis d’un jeu vidéo d’il y a 10 ans.

Percy Jackson : la mer des monstres (v. f. de Percy Jackson and the Sea of Monsters) est le deuxième volet des aventures du rejeton terrestre de Poséidon. Lors du premier opus de la série paru il y a trois ans (!), Percy, un demi-dieu qui s’ignorait, a reçu une formation accélérée en mythologie à la colonie des sang-mêlé, un lieu magique protégé du monde où la progéniture semi-divine peut apprendre à contrôler ses pouvoirs. Pensez Harry Potter en mode salade grecque.

 

Dans ce second tour de piste, Luke, le voleur de foudre, rempile après avoir essayé de détruire l’Olympe lors de l’aventure inaugurale de Percy. Toujours aussi en colère contre son père Hermès, Luke tente cette fois de ressusciter Kronos, géniteur supra-indigne des Titans, qui avait la vilaine habitude de dévorer sa progéniture avant que celle-ci le terrasse. Le but de l’exercice ? Détruire l’Olympe, prise 2. À Percy et ses amis de sauver la mise de leurs divins parents absents. Les choses se compliquent davantage lorsqu’un sort menace de détruire la barrière protectrice de la colonie.

 

Les yeux voilés par des lunettes 3D inutiles, on contemple le spectacle des effets spéciaux tout droit sortis d’un jeu vidéo d’il y a 10 ans (dans le domaine, c’est très, très vieux). Pour un peu, on aurait pitié du studio 20 th Century Fox, qui s’entête à essayer de faire de cette série adaptée des romans jeunesses de Rick Riordan la nouvelle saga Harry Potter (laquelle a rapporté quelques milliards au studio Warner Bros). Malgré une mécanique et des motifs similaires, les péripéties de Percy et de Harry ne se comparent guère tant le premier fait figure de parent pauvre, pour demeurer dans le thème de la filiation.

 

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