Le grand cahier triomphe à Karlovy Vary

Il s’agit d’une victoire sans surprise puisque Le grand cahier, très bien accueilli au festival, s’était vu attribuer quelques heures plus tôt le prix du meilleur film européen par un jury parallèle. 
Photo: Source Karlovy Vary Il s’agit d’une victoire sans surprise puisque Le grand cahier, très bien accueilli au festival, s’était vu attribuer quelques heures plus tôt le prix du meilleur film européen par un jury parallèle. 
Le 48e Festival international du film de Karlovy Vary (FIFKV) a pris fin samedi avec le dévoilement du palmarès du jury présidé par la Polonaise Agnieszka Holland (Olivier, Olivier). Celui-ci a décerné son Grand Prix (accompagné d’une bourse de 25 000 dollars) au film Le grand cahier, adaptation par le Hongrois Janos Szasz du roman d’Agota Kristof racontant l’enfance d’un garçon et de sa sœur durant la Deuxième Guerre mondiale en zone rurale.

Il s’agit d’une victoire sans surprise puisque le film, très bien accueilli au festival, s’était vu attribuer quelques heures plus tôt le prix du meilleur film européen par un jury parallèle. 
 
Le Prix du jury de la compétition officielle est pour sa part allé à l’Anglais Ben Wheatley pour son exercice minimaliste en noir et blanc intitulé A Field in England, tandis que le laurier de la mise en scène a échu au Tchèque Jan Hrebejk pour sa comédie dramatique Libanki, sur une journée de noces qui vire à la confrontation.
 
Récompensé par le jury œcuménique, Bluebird, inégal drame américano-suédois de Lance Edmands sur une chauffeuse d’autobus scolaire accusée de négligence criminelle dans une petite ville au bord de la faillite, a aussi reçu du jury le prix d’interprétation pour l’ensemble de sa distribution féminine composée de Amy Morton, Louisa Krause , Emily Meade et Margo Martindale. 
 
Le prix d’interprétation masculine est pour sa part allé à l’Islandais Ólafur Darri Ólafsson pour sa composition d’un politicien toxicomane et noceur, qui s’offre une dernière tournée avant d’entrer en cure de désintoxication. Titre du film: XL, un fastidieux exercice de style réalisé par Marteinn Porsson, un cinéaste formé en cinéma à l’Université Ryerson de Toronto.

Fleurs pour le Canada
 
Absent de la compétition officielle, le Canada n’est pas en reste. Le documentaire The Manor, de Shawney Cohen, présentement à l’affiche au Cinéma du Parc et racontant l’histoire de sa famille d’immigrants israéliens qui a ouvert un bar de danseuses nues à Guelph, a remporté une mention du jury dans la section Documentaires, où a triomphé Pipeline, du Russe Vitaly Manskiy. 
 
Le jury du Forum des Indépendants, section regroupant des films formellement audacieux, a remis son grand prix à Things The Way They Are, portrait du propriétaire d’une maison de chambres par le Chilien Fernando Lvanderos. Le Québécois Rafaël Ouellet, récompensé au FIFKV l’an dernier avec Camion, concourait cette année dans la même catégorie avec Finissant(e)s. Outre le film de Ouellet, le Québec était représenté au FIFKV par Whitewash, premier long métrage d’Emanuel Hoss-Desmarais (sélection officielle, hors concours), Le Démantèlement, par le réalisateur du Vendeur Sébastien Pilote (Another View), ainsi que Vic + Flo ont vu un ours, de l’auteur de Curling Denis Côté (Horizons). 
 
Les grands absents du palmarès? A Place in Heaven, drame fascinant de l’Israélien Joseph Madmony sur la foi et la fatalité, ainsi que Septembre, de la Grecque Penny Panayotopoulou, racontant la solitude d’une employée d’Ikea à la suite de la mort de son chien. 

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