L’an 1 du Festival du film coréen

Masquerade, de Choo Chang-min, raconte comment le roi Gwanghae, craignant pour sa vie, embauche un sosie paysan.
Photo: Ciné-Asie Masquerade, de Choo Chang-min, raconte comment le roi Gwanghae, craignant pour sa vie, embauche un sosie paysan.

L’organisation Ciné-Asie a dévoilé cette semaine la programmation de la toute première édition du Festival du film coréen (FFC), qui visitera prochainement cinq villes canadiennes, dont Montréal. Au total, dix oeuvres coréennes majeures seront présentées aux cinéphiles d’ici.


Créé de concert avec l’ambassade de Corée, le FFC vise d’abord à célébrer les 50 ans de relations diplomatiques entre le Canada et la Corée. De gros succès critiques et publics dans leur pays d’origine avec des entrées se situant entre 7 et 13 millions de spectateurs, les films retenus se veulent un reflet fidèle des goûts et des préoccupations des cinéphiles coréens. Voici, en vrac, quelques titres à ne pas manquer.


Lion d’or à la Mostra de Venise en 2012, Pietà, de Kim Ki-duk, relate les retrouvailles troubles entre un usurier misanthrope et la mère biologique qu’il croyait morte. Dans ce drame psychologique mâtiné de suspense, le cinéaste primé à Cannes et à Berlin revisite les rivages sombres de l’âme humaine déjà explorés dans The Coast Guard.


Inspiré par Le prince et le pauvre et transposé dans la Corée du tournant du XVIIe siècle, Masquerade, de Choo Chang-min, raconte comment le roi Gwanghae, craignant pour sa vie, embauche un sosie paysan. Au sein d’une orgie de couleurs et de costumes, l’émotion prévaut, a signalé une presse enthousiaste.


Campé pendant la guerre de Corée, The Front Line brosse le portrait sans concession de soldats conscients de la futilité du combat qu’ils mènent. L’Association coréenne des critiques a sacré le long-métrage de Jang Hun meilleur film l’an dernier.

 

À tout seigneur, tout honneur


L’un des chefs de file de la Nouvelle Vague sud-coréenne, le cinéaste Bong Joon-ho, aura droit à un doublé puisque ses très populaires The Host, à la fois film de monstres et fable écologiste, et Mother, le récit dense et sinueux d’une mère qui cherche à prouver l’innocence de son fils accusé du meurtre d’une écolière, seront proposés aux non-initiés.


Hormis Montréal, le FFC se posera à Ottawa, à Regina, à Calgary et à Edmonton. Les villes et les films choisis seront renouvelés chaque année. Signalons que le site de l’événement itinérant (koreanfilm.ca) est proposé en trois langues : en français, en anglais et en coréen. Le Festival du film coréen se déroulera à Montréal du 4 au 10 juillet au Cineplex Odeon Forum ainsi que dans l’auditorium Henry- Teuscher du Jardin botanique.

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