Cinéma - Le Québec domine les nominations des Trophées francophones

Le réalisateur de Rebelle, Kim Nguyen et la jeune comédienne Rachel Mwanza
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le réalisateur de Rebelle, Kim Nguyen et la jeune comédienne Rachel Mwanza

C’est lundi qu’étaient dévoilées, au cours d’une émission spéciale à TV5 Monde, les nominations aux premiers Trophées francophones du cinéma. Le Québec est le territoire le plus représenté (12 citations), suivi du Sénégal, le pays hôte.

Rappelons que l’événement, qui couronnera le meilleur du cinéma francophone de l’année écoulée, se déroulera à Dakar le 29 juin lors d’une cérémonie animée par Boucar Diouf. Tous les films en nomination auront été projetés dans la capitale du Sénégal les jours précédant la remise de prix.


Chacun des 11 pays francophones participants pouvait proposer trois longs métrages et un court. Laurence Anyways de Xavier Dolan (deux nominations), Rebelle de Kim Nguyen et Inch’Allah d’Anaïs Barbeau-Lavalette (cinq nominations chacun) ont été les choix canadiens.


Neuf Trophées seront décernés à Dakar : film, réalisation, scénario, interprétation féminine et masculine dans les premiers rôles et rôles de soutien, contribution technique et court métrage.


« Nous avons demandé à des personnes issues de milieux culturels francophones à travers le monde [159 membres en tout] d’établir ces nominations, précise Henry Welsh, le président de la manifestation, mais ils ne sont pas issus des cercles cinématographiques. » Cette dernière mesure visait à éliminer les conflits d’intérêts dans certains pays où le milieu du septième art est très étroit.


Plusieurs choix étonnent ; ainsi, les concurrents à la meilleure réalisation ne coïncident pas avec ceux du meilleur film. Pour le Québec, Xavier Dolan concourt à la réalisation, alors que Kim Nguyen, avec Rebelle, et Anaïs Barbeau-Lavalette, avec Inch’Allah, sont sur les rangs du meilleur film. Dans cette catégorie, ils se retrouvent aux côtés des Chevaux de feu du Marocain Nabil Ayouch, L’enfant d’en haut de la Suissesse Ursula Meier et La pirogue du Sénégalais Moussa Touré.


À l’interprétation féminine, Évelyne Brochu pour Inch’ Allah et Rachel Mwanza pour Rebelle sont en nomination, mais pas Suzanne Clément (primée à Cannes) pour Laurence Anyways. Par contre son partenaire, Melvil Poupaud, est en lice pour l’interprétation masculine aux côtés de Serge Kanyinda pour Rebelle.


Parmi les films très représentés, outre les Québécois : deux sénégalais : La pirogue de Moussa Touré et Aujourd’hui d’Alain Gomis; deux belges : À perdre la raison de Joachim Lafosse et 38 témoins de Lucas Belvaux, Yema de l’Algérienne Djamila Sahraoui, Moi, Zaphira d’Apolline Traoré du Burkina Faso. Bizarrement, la France, malgré son imposante production, est très peu représentée, hormis dans la section des courts métrages.


Le mode de vote pourrait manifestement être amélioré.


« L’un dans l’autre, avec cette manifestation et la liste imposante des finalistes, on est frappés par la vitalité du cinéma francophone à travers la planète », conclut Henry Welsh.

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