Une double adaptation cinématographique pour Les nombrils

Les auteurs Maryse Dubuc et Marc Delafontaine entourés des Nombrils.
Photo: Éditions Dupuis Les auteurs Maryse Dubuc et Marc Delafontaine entourés des Nombrils.

Elles font la joie des lecteurs de bande dessinée d’ici et d’Europe. Jenny, Vicky et Karine, les personnages de la série Les nombrils (Dupuis) mis au monde au Québec par le duo Delaf et Dubuc, se préparent à séduire maintenant les adeptes des salles obscures, et ce, par l’entremise de deux adaptations en cours de construction : un long métrage d’animation ainsi qu’un film avec acteurs, a appris Le Devoir.


Jeunes, délurés et débordants d’humour grinçant, Les nombrils vont se mettre en mouvement sur grand écran sous la houlette du scénariste François Avard - l’homme derrière Les Bougon - et de Maryse Dubuc, scénariste de la série dessinée, a annoncé mercredi la boîte de production Écho Media, qui va prendre en charge le projet, en coproduction avec l’éditeur belge Dupuis, où cette série, née en 2005 dans les pages du magazine Safarir, rayonne désormais. Les cinq premiers épisodes des aventures comico-tragiques de Jenny et Vicky, deux élèves franchement superficielles faisant la vie dure à Karine la bonne poire, ont été vendus à plus d’un million d’exemplaires dans toute la Francophonie.


Benoît Godbout, qui a bossé sur les dessins animés Pérusse Cité 2 et Vie de quartier, ainsi que Marc Delafontaine, le dessinateur des Nombrils, vont assurer la réalisation de ce long métrage.


« Depuis le début de cette aventure, il y avait toujours l’idée d’une adaptation cinématographique dans l’air, a résumé jeudi Maryse Dubuc, jointe par Le Devoir en Estrie, où ce succès francophone du 9e art a vu le jour. C’est désormais un peu plus concret et ça nous rend très heureux. C’est même très flatteur de voir son travail passer ainsi sur un autre support. »


La joie est d’ailleurs double pour les créateurs des Nombrils puisque, outre cette transposition en animation, ils vont également voir leurs personnages s’incarner en chair et en os dans un long métrage qui devrait voir le jour d’ici trois ans. Le nom du réalisateur tout comme celui des comédiens qui vont prêter leurs corps et leur air bête de circonstance aux deux chipies et à la grande échalote n’ont pas encore été dévoilés. La boîte de production Mediabiz, où l’ex-président de la SODEC Pierre Lampron officie désormais, va prendre en charge cette mise en images. Une sortie en salle pourrait être envisagée autour de 2016.


Ce doublé confirme une nouvelle fois l’incroyable pouvoir d’attraction de la bande dessinée, dont plusieurs grandes oeuvres, ces dernières années, ont trouvé une deuxième vie en film ou en animation sur les grands écrans. Astérix, Lucky Luke et, plus récemment, Boule et Bill sont du nombre. La bande dessinée a également nourri le Festival de Cannes, cette année, lui qui a accordé dimanche sa Palme d’or au film La vie d’Adèle, une adaptation cinématographique de la bédé Le bleu est une couleur chaude (Glénat) signée Julie Maroh.


« La bande dessinée offre des scénarios de grande qualité, dit Mme Dubuc pour expliquer ce phénomène. Elle puise aussi dans l’univers du cinéma, qui finit lui-même par s’y retrouver. »


Les nombrils viennent allonger la liste des oeuvres québécoises de bande dessinée qui font actuellement l’objet d’une mise en film, une liste dans laquelle se trouve Paul à Québec, de Michel Rabagliati ainsi que La visite des morts de Philippe Girard. Entre autres.

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