Les Réalisatrices équitables déçues d’être exclues du groupe de travail sur le cinéma québécois

Après plusieurs cris de mécontentement issus du milieu cinématographique, qui estime que la composition du groupe de travail sur les enjeux du cinéma québécois est peu représentative de l’industrie, c’est au tour de Réalisatrices équitables, association qui se penche sur la place des réalisatrices au grand et au petit écran, de protester.

Le groupe de travail présidé par le président de la Société de développement des industries culturelles (SODEC), François Macerola, et par la sous-ministre de la Culture, Rachel Laperrière, a nommé une vingtaine de membres. Ceux-ci, après rencontres du milieu, doivent livrer en octobre au ministre Maka Kotto un rapport d’analyse sur l’état de notre septième art.


« À Réalisatrices équitables, nous sommes fort étonnées de ne pas avoir été contactées afin qu’une membre de notre conseil d’administration fasse partie du groupe », lance l’association. Sous les signatures de Marquise Lepage, Isabelle Hayeur, Nicole Giguère et Lisa Sfriso, une lettre a été envoyée aux deux coprésidents du comité avec copie aux médias. « La rareté des réalisatrices à la barre des longs-métrages de fiction, et même des documentaires, où la présence des réalisatrices diminue, est catastrophique et se fait de plus en plus grave », peut-on y lire. Elles invoquent que cette rareté a un impact sur le contenu des films québécois. « On observe en ce moment un grave déficit de rôles féminins dans le cinéma québécois, et un déficit encore plus grand de rôles féminins qui ne soient pas stéréotypés. […] Il nous apparaît de première importance de partager et d’échanger au sein du groupe de travail sur l’avenir du cinéma québécois. L’expertise que nous avons développée depuis six ans nous permet d’enrichir le débat. »


À la SODEC, on déclare qu’aucune association n’est membre de ce groupe de travail, mais que ces associations seront entendues au cours des prochains mois, aux fins de l’enquête en question.