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La longueur de l’alphabet, de Joe Balass, trace le parcours de l’écrivain Naïm Kattan, Montréalais de confession juive, né à Bagdad et premier boursier de la France après la guerre, à travers la mosaïque des cultures. Et dans ce film qui se promène entre images d’archives du Bagdad d’hier tissé de quartiers ethniques, du Paris éternel et du Montréal sous toutes ses coutures, à travers des témoignages, et les paroles de Kattan, c’est un esprit curieux et un constructeur de ponts qui s’ouvre à nous en éclairant un pan de l’Histoire.


Critique littéraire, surtout au Devoir, journaliste, longtemps directeur du Conseil des arts du Canada, l’auteur d’Adieu, Babylone est aussi un homme qui a fréquenté les surréalistes à Paris, et à Montréal, la faune intellectuelle et politicienne. Plusieurs témoignent ici de son parcours : Jacques Godbout, Jacques Allard, Fernand Dansereau, Anne Goldmann, etc.


Portrait kaléidoscopique, celui-ci se confond avec sa démarche d’intégrer l’autre. Et comme Naïm Kattan immigra au Québec en 1954, il vit une société fermée s’ouvrir tout en participant à son expansion culturelle et sociale. Jeune, il s’était rêvé écrivain de langue arabe, devint auteur francophone migrant, misant sur le dialogue plutôt que sur la mondialisation sans âme. « Le nomade sait où il va. L’errant ne le sait pas », dira-t-il. Naïm Kattan s’est voulu nomade.


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