En 2012, la fréquentation des cinémas au Québec a accusé une baisse de 5%

Les films québécois — ici une scène d'Omertà —, ont attiré 1,2 million de spectateurs en 2012, soit une baisse de près de 50 % par rapport à 2011, qui en enregistrait 2,4 millions.
Photo: Alliance Films Les films québécois — ici une scène d'Omertà —, ont attiré 1,2 million de spectateurs en 2012, soit une baisse de près de 50 % par rapport à 2011, qui en enregistrait 2,4 millions.

Signe des temps, à l’heure des grandes mutations technologiques, la fréquentation globale des cinémas et des cinéparcs au Québec en 2012, avec 21 millions d’entrées, tous films confondus, accuse une baisse de 5 % par rapport à l’année précédente. Ces résultats proviennent de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec de l’Institut de la statistique du Québec.

Les revenus aux guichets (170 millions de dollars) ont chuté de 4 % et le nombre de projections (922 000), de 1 %. Quant aux films québécois, ils ont attiré 1,2 million de spectateurs, soit une baisse de près de 50 % par rapport à 2011, qui en enregistrait 2,4 millions.


L’Observatoire établit la part de marché des films québécois à 6 % de l’assistance globale, contre 11 % en 2011 : la pire performance en dix ans. Omertà puis Goon : dur à cuire ont dominé le peloton. Rebelle de Kim Nguyen, en nomination à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère et primé plusieurs fois aux prix des Écrans canadiens, arrive en 14e position dans le champ de la popularité, ce qui en dit long sur la fréquentation des films d’auteur en salle. L’organisme Cinéac avait sonné l’alerte dès le début de janvier, avec des résultats légèrement différents. Il concluait à une fréquentation en salle demeurée stable par rapport à 2011 et évaluait la part de marché des films québécois à 4,8 % plutôt qu’à 6 % tel qu’établi ici par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec.


Claude Fortier, chargé de projet à l’Institut de la statistique du Québec, estime que l’étude de Cinéac porte sur les recettes au guichet alors que les méthodes d’analyse de l’Institut reposent sur une projection assistance-recettes avant taxe. « On couvre aussi tous les établissements, précise-t-il. Par ailleurs, la part québécoise est toujours plus haute pour l’assistance que pour les recettes, d’où l’écart. »


Les données de l’Observatoire révèlent également que la conversion des salles au numérique est, à quelques exceptions près, chose faite à travers tout le réseau québécois. Quelque 97 % des écrans étaient numérisés au 31 décembre 2012 alors que 92 % des cinémas possédaient au moins un écran numérique. Du côté des salles indépendantes, ce taux de numérisation atteint 92 %.

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