Le FIFEM vient égayer la relâche scolaire

Dans Clara et le secret des ours, une adolescente récemment installée dans les Alpes suisses découvre avec ravissement les merveilles naturelles… et les secrets des ursidés locaux
Photo: Festival international du film pour enfants de Montréal Dans Clara et le secret des ours, une adolescente récemment installée dans les Alpes suisses découvre avec ravissement les merveilles naturelles… et les secrets des ursidés locaux

Parents, gardiens et gardiennes d’enfants, à vos agendas : du 2 au 10 mars, le Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM) s’amène au cinéma Beaubien afin d’ouvrir les horizons cinématographiques des jeunes cinéphiles. Fidèle à ses habitudes, la grande manifestation du cinéma jeunes publics a composé un menu exotique à souhait avec des oeuvres issues de la Russie, de l’Inde, de la France, de la Chine, de la Corée du Sud, de la Suisse, de la Norvège, etc.


Une tradition bien ancrée, le FIFEM a toujours l’heur de dénicher de véritables petits bijoux de films, en plus de proposer une variété appréciable d’activités périphériques. Les festivités ont officiellement débuté dimanche dernier lors de la présentation du long métrage animé Ernest et Célestine devant un Théâtre Outremont affichant complet. Cette merveilleuse adaptation par Daniel Pennac des livres de Gabrielle Vincent fut réalisée par Benjamin Renner, Stéphane Aubier et Vincent Patar. Les projections se poursuivront au Beaubien du 2 au 10 mars.

 

Compétition


Sans surprise, la compétition officielle regorge de films prometteurs en provenance des quatre coins de la planète. D’Azerbaïdjan, Buta relate l’histoire d’un gamin dont l’amitié avec un vieillard aidera à surmonter le deuil de sa mère.


Tiré de la bande dessinée autobiographique du même nom signée Jung Henin, Couleur de peau : miel, revient avec un graphisme superbe sur le parcours d’un bambin coréen adopté par une famille belge. Dans Clara et le secret des ours, une adolescente récemment installée dans les Alpes suisses découvre avec ravissement les merveilles naturelles, les contes et légendes… et les secrets des ursidés locaux. Autre fable traitant du déracinement et de l’acclimatation à un nouvel environnement, Jalpary - la sirène du désert raconte les péripéties d’une fillette aventureuse transplantée de la ville au désert. À noter que ce dernier film s’inscrit dans un volet plus vaste consacré au cinéma indien.


En compétition toujours, et venant cette fois des Pays-Bas, Kauwboy s’intéresse au sort d’un garçon âgé de 10 ans élevé par un père taciturne qui entreprend de s’occuper d’un bébé corneille tombé du nid. Basé sur une prémisse connue, le film danois Le secret narre la mystification orchestrée par deux soeurs et leur frère afin de rester ensemble dans la maison familiale au décès de leur mère.


Récit de résilience dans une Afrique du Sud peu hospitalière, Je suis Lucky brosse le portrait chaleureux d’un orphelin malmené par la vie qui trouve refuge et appartenance auprès d’une émigrée indienne d’âge mûr. Offrande belge, Nono, le zigzag kid annonce un traitement et une trame fantaisistes, celle d’un aspirant détective plus doué pour se mettre les pieds dans les plats que pour résoudre des enquêtes. À ne pas manquer, d’Allemagne, Tout à l’envers revient sur l’adaptation difficile d’un enfant aux médicaments qui lui ont été prescrits pour lutter contre son déficit d’attention. Suspense juvénile haletant, Victor et le manoir des crocodiles raconte une autre enquête de détective en herbe menée dans un inquiétant manoir où disparut jadis une aïeule du jeune héros.

 

Retours attendus


Parmi les volets récurrents, Panorama affirme davantage les valeurs d’ouverture sur le monde du FIFEM avec son volet fiction cosmopolite. Les cartes blanches à l’Inis ainsi qu’à Regard sur le court métrage viennent enrichir une programmation de courts métrages déjà dense. Enfin, le classique Attache ta tuque !, soit une projection en plein air dans le parc Molson, donnera cette année à voir le succès Pee-wee 3D.

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