«Les Miz» à l’assaut de Paris

Le drame musical Les misérables prenait l’affiche en France mercredi. Une adaptation de la très populaire production scénique tirée du classique littéraire de Victor Hugo, ce gros film hollywoodien atterrit donc finalement sur les lieux de ses origines. Conscient de l’importance symbolique de ce passage obligé, le cinéaste britannique Tom Hooper s’est prêté au jeu de la question- réponse dans Le Figaro.

D’entrée de jeu, le réalisateur de The King’s Speech reconnaît n’avoir lu le roman qu’après avoir vu la comédie musicale. « Charles Dickens est notre Victor Hugo. La lecture des Misérables m’a enflammé l’esprit. […] Pour moi, Victor Hugo est un vrai cinéaste. Il écrit d’une façon très visuelle et il est obsédé par les détails », a-t-il déclaré.


Dans le roman comme dans le spectacle créé à Paris (puis monté en anglais à Londres et enfin sur Broadway), le thème central est la rédemption par l’amour. C’est ce qui a ému Tom Hooper. « L’histoire de ces deux épiphanies, de cette double transformation de Valjean me touche particulièrement. Avec l’évêque de Digne, il découvre la foi, la vertu et la compassion. Et dès sa rencontre avec la petite Cosette, il est métamorphosé par l’amour. »


Malgré des critiques mitigées, Les misérables concourra à la fin du mois pour l’obtention de l’Oscar du meilleur film. En France, l’accueil de la presse est encore plus cinglant, avec une moyenne de moins de deux étoiles sur cinq, si l’on en croit le site de recension allocine.fr. «Je suis conscient que Victor Hugo et ses Misérables sont un trésor national. J’espère avoir transmis ma passion », plaide Tom Hooper. Que reste-t-il, alors, face à un tel verdict ? Des gros sous.


À ce jour, en effet, Les misérables, film chanté, a rapporté quelque 360 millions de dollars pour un budget de 61 millions. « Aimer ou avoir aimé, cela suffit », disait Jean Valjean. Dans ce cas-ci, l’amour du public devrait suffire aux bonzes d’Hollywood.

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