La routine de la vengeance

L’oeuvre de Donald E. Westlake constitue une valeur sûre pour ceux à la recherche de suspenses fourmillant de crapules assoiffées de vengeance. De son vivant, il savait départager la valeur de ses romans et celle de ses scénarios, croisant parfois des créateurs de la stature de Stephen Frears (The Grifters).


Le personnage de Parker traverse depuis longtemps son univers, mais il fut souvent maquillé pour des questions de droits d’auteur. Il s’affiche maintenant au grand jour grâce au scénariste John J. McLaughlin (Black Swan) et mis en images par Taylor Hackford (Ray), un cinéaste plus consciencieux qu’inspiré.


Ce Parker, c’est d’abord l’affaire de Jason Statham (The Transporter), un acteur qui reprend d’un film à l’autre son aura de dur à cuire, bombant le torse quand l’occasion se présente, et elles sont nombreuses.


Cet habile criminel est associé à d’autres truands pour commettre un vol spectaculaire dans une foire de l’Ohio. Peu de temps avant le partage du butin, on décide de l’éliminer et, le croyant mort, les traîtres filent vers la Floride. Il a pourtant survécu et, déguisé en riche homme d’affaires texan, il ratisse les quartiers chics de Palm Beach pour les retrouver, aidé d’une agente immobilière dans une situation financière désastreuse (Jennifer Lopez). Elle croyait flairer la bonne affaire, mais découvre qui se cache derrière son chapeau de cow-boy.


Parker traîne avec lui beaucoup de principes, une posture en accord avec l’image de Jason Statham : broyeur de grosses brutes, mais avec classe… à l’occasion. Le tandem qu’il forme avec Lopez devrait créer une certaine tension sexuelle, mais il n’est que vertueux pour cause de fidélité conjugale : les bagarres affichent en effet plus de tonus ! Seule véritable raison d’être de ce Parker : une autre pierre au monument érigé à la gloire de ce Sylvester Stallone à l’accent british.


 

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