Vic+Flo sera en compétition à la Berlinale

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	Dans le film de Denis Côté, deux ex-détenues se retrouvent dans une cabane à sucre inutilisée au fond des bois.</div>
Photo: Yannick Grandmont
Dans le film de Denis Côté, deux ex-détenues se retrouvent dans une cabane à sucre inutilisée au fond des bois.

Le septième long métrage de Denis Côté, Vic+Flo ont vu un ours, donnant la vedette à Pierrette Robitaille, à la Française Romane Bohringer et à Marc-André Grondin, aura les honneurs de la compétition à la 63e Berlinale, qui se déroulera du 7 au 17 février prochain.

Le jury, dirigé par le Chinois Wong Kar-wai, cinéaste d’In the Mood for Love et de Grandmasters, présenté à l’ouverture, aura un gros cru à se mettre sous la dent, avec notamment les films du français Bruno Dumont (Camille Claudel 1915), de l’Américain Steven Soderbergh (Side Effects) et même du reclus iranien Jafar Panahi, codirigé avec Kambozia Partovi (Close Curtains). Plusieurs titres restent à annoncer, dont celui de Denis Côté.


Le cinéaste québécois, longtemps habitué du rendez-vous de Locarno qui primait ses films, avait présenté son Bestiaire à la Berlinale en 2012 dans une section parallèle, mais Vic+Flo ont vu un ours est l’oeuvre la plus ambitieuse du réalisateur des États Nordiques et de Curling. Il espère élargir avec ce film un auditoire trop confidentiel au Québec, même si le nom de Denis Côté, qui jongle avec le cinéma expérimental sur un registre insolite, est hautement respecté dans le milieu cinéphile. En France aussi. Son film Bestiaire sera distribué dans l’Hexagone le 27 février.


Vic+Flo raconte l’histoire de deux ex-détenues (Robitaille et Bohringer) qui se retrouvent dans une cabane à sucre inutilisée au fond des bois, alors que l’agent de probation (Marc-André Grondin) surveille les agissements de ces dames.


Rappelons que, l’an dernier, le parcours de Rebelle de Kim Nguyen avait débuté en force à Berlin, dans la section compétitive lui aussi. Sa jeune interprète Rachel Mwanza y remportait au palmarès le prix d’interprétation féminine et le film une mention au jury oecuménique. La Berlinale avait été un vrai tremplin pour Rebelle. Espérons également un heureux sort à Vic+Flo, qui gagnera nos écrans en 2013.

1 commentaire
  • France Marcotte - Abonnée 14 janvier 2013 15 h 42

    En voilà un sujet déconcertant!

    Juste de lire le résumé de l'histoire, on est vraiment intrigué. La cervelle se met en marche, l'imagination ausi.

    Ce qui fait en même temps se dire que le défaut de trop de nos films est d'être vraiment trop prévisibles, qu'ils manquent d'une touche de génie qui déstabilise.