Le procès du cinéaste d’horreur Rémy Couture s’ouvre à Montréal

Le procès pour corruption de moeurs de l’artiste d’effets spéciaux Rémy Couture s’est amorcé mardi devant juge et jury au Palais de justice de Montréal.


Rémy Couture a été arrêté et mis en accusation en octobre 2009 après avoir produit et mis en ligne des courts-métrages d’horreur violents et sexuellement explicites qui ont choqué les autorités par leur réalisme saisissant.


À l’ouverture du procès, on a pu apprendre qu’Interpol avait été initialement alerté en 2006 relativement à ces images. Elles étaient réalistes au point où un pathologiste ne pouvait conclure sans l’ombre d’un doute qu’un homicide n’avait pas été commis.


Une enquêteuse du Service de police de la Ville de Montréal qui a mené le dossier au Québec a toutefois indiqué qu’elle n’avait jamais cru que ces images étaient réelles.


Le procureur Michel Pennou soutient cependant que c’est le caractère sexuel du matériel qui a mené au dépôt d’accusations.


La Couronne se propose de faire entendre cinq témoins et déposera en preuve des vidéos et des photos.


Rémy Couture fait face, en tout, à trois accusations de corruption de moeurs.

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