Le 18e Cinemania s’offre 36 primeurs

Cinemania, rendez-vous de films francophones sous-titrés, au départ surtout fréquenté par les anglophones cinéphiles, est devenu, au fil des ans et avec un coup de pouce d’Unifrance, un festival nourri en grande partie de primeurs, surtout françaises et belges, avec de nombreux invités. Cette impressionnante 18e édition, qui compte non moins de 35 primeurs parmi les 56 longs métrages projetés, démarre le 1er novembre avec De rouille et d’os de Jacques Audiard.

Après Cannes et Toronto, ce grand film populaire du cinéaste d’Un prophète est lancé au Québec en présence de l’acteur Matthias Schoenaerts - la découverte de Bullhead - qui joue aux côtés de Marion Cotillard. En clôture, L’homme qui rit de Jean-Pierre Améris, adapté du roman de Victor Hugo et du film muet de Paul Leni (1928). La jeune actrice Christa Théret l’accompagnera à Montréal. Plusieurs de ces oeuvres sont d’abord passées par Cannes et Venise.


Au nombre des invités : l’actrice française Sandrine Bonnaire viendra rencontrer le public pour son premier long métrage de fiction en tant que réalisatrice, J’enrage de son absence. À la Cinémathèque québécoise, une rétrospective proposera sept films avec elle. Parmi eux, des oeuvres phare, comme À nos amours de Maurice Pialat et Sans toit ni loi d’Agnès Varda, également son documentaire Elle s’appelle Sabine. Le producteur français Dominique Besnehard sera présent pour l’événement Sandrine Bonaire.


Hommage sera aussi rendu au défunt cinéaste Claude Miller, grand ami du Québec, avec cinq films projetés au Cinéma Impérial, dont Garde à vue et L’effrontée, ainsi que son dernier film, Thérèse Desqueyroux, d’après Mauriac. Sa veuve et productrice, Annie Miller, sera des nôtres pour la projection spéciale de ce film.


On attend également Mathieu Kassovitz (derrière La haine) avec L’ordre et la morale, son dernier film abordant la révolte des Kanaks en Nouvelle-Calédonie en 1981. L’acteur Johan Libéreau accompagnera Voie rapide de Christophe Sahr, le cinéaste Alexandre Arcady, Ce que le jour doit à la nuit, le cinéaste Stéphane Cazes, Ombline. Un Focus belge nous vaudra la présence de Leila Albayaty pour son Berlin Telegram, et du cinéaste Patrick Ridremont pour son Dead Man Talking.


Parmi les autres primeurs attendues : Gebo et l’ombre de Manoel de Oliveira, Renoir de Gilles Bourdos, 38 témoins de Lucas Belvaux, Augustine d’Alice Winocour, Do Not Disturb d’Yvan Attal, Superstar de Xavier Giannoli, Trois mondes de Catherine Corsini, Mains armées de Pierre Jolivet, Associés contre le crime de Pascal Thomas, Au galop de Louis-Do de Lencquesaing.