Une industrie en mutation

L’époque du club vidéo indépendant est-elle révolue alors que de plus en plus de gens se tournent vers les services de location virtuels à une distance de deux ou trois clics de télécommande comme Illico et Netflix ? Le géant de l’industrie, SuperClub Vidéotron - dont les affiches promotionnelles décrivant les forfaits télévision, Internet, téléphonie et mobile rivalisent avec celles des nouveautés -, mise sur la diversification de ses activités. Coup d’oeil sur une industrie en pleine mutation.


2791 clubs vidéo où il est possible de se procurer un disque Blu-Ray, un DVD ou une vidéocassette en location ou en vente sont éparpillés sur le territoire québécois. 443 clubs vidéo ont pignon sur rue sur l’île de Montréal, 442 en Montérégie et 257 dans la région de la Capitale-Nationale. Aux 2791 clubs vidéo s’ajoutent 2646 établissements offrant des DVD et des vidéocassettes exclusivement en vente.

 

180 commerces arborent une enseigne aux couleurs jaune et rouge du SuperClub Vidéotron au Québec, qui se targue d’être « le plus grand réseau de magasins spécialisés dans la location et la vente de films et de jeux vidéo au Québec ». Québecor Média offre aux abonnés de son service Illico télé, son magasin virtuel, une grande sélection de films.

 

12% des 5437 commerces de détail ont comme activité principale la location et/ou la vente de matériel vidéo en 2010 comparativement à 88 % comme activité secondaire. Près de 350 commerces spécialisés dans la vente ou la location de vidéos avaient fermé leurs portes au cours des quatre années précédentes. En 2006, une boutique sur cinq louait et/ou vendait des disques Blu-Ray, des DVD et des vidéocassettes (19,57%) avant toute autre chose.

 

2681 commerçants, soit près de la moitié, maintiennent un stock ne dépassant pas 99 vidéogrammes. De 100 à 999 et de 100 à 499 articles sont inscrits à l’inventaire de respectivement 31,43 % et 10,32 % des magasins. Enfin, moins d’un commerce sur dix (486) a des étalages de 5000 disques Blu-Ray, DVD et vidéocassettes ou plus. Ces proportions sont semblables entre 2006 et 2010, la part des établissements possédant de 100 à 499 articles ayant tout de même légèrement crû au détriment des plus petits.


 

15% C’est la chute qu’a connue la commercialisation de DVD de nouveautés entre 2008 et 2010. Celle des cassettes a piqué du nez, plongeant de plus de 60 % au cours de la même période. En revanche, la mise en location et en vente de coffrets n’a pas faibli. Au contraire.


 

117 distributeurs faisaient affaire avec les clubs vidéo en 2010, soit 32 de moins qu’en 2008. Leurs catalogues renfermaient 17 916 titres de film en 2010, c’est-à-dire 4091 titres de moins qu’en 2008, mais à peine 27 de moins qu’en 2009.


 

1,3 million de copies des longs-métrages Le seigneur des anneaux : la communauté de l’anneau et Titanic se sont retrouvés sur les tablettes des clubs vidéo et des magasins, un record recensé pour la période d’avril 1989 à décembre 2010. Céline Dion Live in Las Vegas : A New Day, Le bon chocolat chaud Carmen Campagne et Bon cop, bad cop figurent tout en haut du palmarès des productions québécoises.


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Source : Régie du cinéma du Québec, Observatoire de la culture et des communications du Québec, Institut de la statistique du Québec, Québecor

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