En attendant la mer ouvrira le premier Festival de Rome mené par Müller

En attendant la mer, du réalisateur tadjik Bakhtiar Khudojnazarov, ouvrira le prochain Festival international du film de Rome, du 9 au 17 novembre, mené pour la première fois par Marco Müller, transfuge de la Mostra de Venise.


Pour cette septième édition, un peu décalée pour « attirer à Rome les plus grands films du cinéma international », 13longs-métrages, tous en première mondiale, seront en lice pour le prix Marc-Aurèle du meilleur film.


En présentant le programme mercredi à la presse, Marco Müller a promis une sélection « ouverte au monde et à la société ». Parmi les découvertes attendues : Marfa Girl de Larry Clark (États-Unis), A Glimpse Inside the Mind of Charles Swan III, de Roman Coppola (États-Unis), fils du réalisateur d’Apocalypse Now, et Lesson of Evil du Japonais Takashi Miike.


La France sera représentée par Main dans la main de Valérie Donzelli (remarquée pour La guerre est déclarée) et Un enfant de toi de Jacques Doillon, « son plus beau film des dernières années », selon Müller.


Trois films italiens seront en lice : Ali ha gli occhi azzurri (Ali a les yeux bleus) de Claudio Giovannesi, E la chiamano estate (Ils appellent ça l’été), de Paolo Franchi, et Il volto di un’altra (Le visage d’une autre) de Pappi Corsicato.


C’est l’écrivain et cinéaste Jeff Nichols (Shotgun Stories, Take Shelter, Mud) qui présidera le jury, tandis qu’on attend sur le tapis rouge Sylvester Stallone, vedette de Bullet to the Head de Walter Hill.


Hors compétition, le deuxième épisode de la saga Twilight fera la joie des ados aux côtés de Populaire du Français Régis Roinsard, promis à une carrière comparable à celle des Intouchables, selon M.Müller.


Mais c’est dans une sélection parallèle, la sélection Maxxi, destinée « aux nouveaux courants du cinéma mondial sans distinction de genre ni de durée », que l’on retrouve les grands noms, tels Aki Kaurismäki, Manoel de Oliveira, Peter Greenaway, Avi Mograbi ou Paul Verhoeven.


Marco Müller a également créé « un nouvel espace », Prospettive Italia, avec débats et projections sur le cinéma italien, aux prises avec une grave désaffection du public.


Au total, 59 films longs-métrages, dont huit premières oeuvres, sont représentés en première mondiale, et 26 pays de tous les continents, sauf l’Afrique, participent. Un marché du film sera ouvert durant la deuxième partie du festival, du 14 au 18 novembre.


Enfin, Marco Müller a promis une « grande surprise » de la part de son « ami Quentin Tarantino ». « Vous le verrez bientôt ici », a-t-il promis, sans dire si le réalisateur américain viendrait dévoiler un extrait de Django Unchained, son western spaghetti attendu en fin d’année aux États-Unis.


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