Tour du monde du skateboard

Dans Skateistan : Four Wheels and a Board in Kabul, on voit de jeunes filles et garçons rivaliser de manœuvres dans le skatepark de Kaboul.
Photo: Centre PHI Dans Skateistan : Four Wheels and a Board in Kabul, on voit de jeunes filles et garçons rivaliser de manœuvres dans le skatepark de Kaboul.

La culture de la planche à roulettes s’est répandue à travers le monde, et parfois dans des coins où on ne l’attendrait pas. Skateistan : Four Wheels and a Board in Kabul est présenté ce soir au Centre PHI. On y voit de jeunes garçons et des filles parfois voilées rivaliser de manoeuvres dans le skatepark qu’ont fondé, à Kaboul, Sharna Nolan et Oliver Percovich.

« Quand j’ai vu la confiance qui se tissait entre les communautés étrangère et afghane, j’ai réalisé à quel point le skateboard est un outil génial pour abattre les barrières sociales, ethniques et de genre » entre des enfants d’un pays déchiré par la guerre, affirme ce dernier dans la bande-annonce du film.


Il a débarqué en 2007 dans la capitale afghane avec un lot de planches à roulettes à offrir aux enfants, qui forment plus de la moitié de la population. Le documentaire relate l’histoire de la fondation de l’école Skateistan, première du genre au pays.


Le Centre PHI baptisait la semaine dernière sa série de films Skate or Die, projet du commissaire Danny Lennon, qui sélectionne au gré de ses découvertes des courts et longs-métrages à présenter. Après This Ain’t California, qui raconte la montée du skateboard contre vents et marées en Allemagne de l’Est dans les années 1970, et Skatiestan ce soir, le programme très éclectique propose Bones Bridade : An Autobiography (25 août), Dragonslayer (30 août) et une série de courts métrages (13 septembre).


Un film portoricain, EJKEI, prend le relais le 18 septembre avant de céder la place à deux documentaires canadiens : Highway Gospel (25 octobre) et Hicks on Sticks (27 septembre), dans lequel des musiciens et planchistes traversent l’Ouest canadien pour initer les enfants des zones rurales à ces deux pratiques. Comme quoi, marginale et subversive hier, la culture du skateboard demeure aujourd’hui un moyen d’expression des jeunes isolés ou marginalisés par divers contextes de vie.


La série Skate or Die se prolongera en novembre, mais les titres proposés restent à confirmer (www.phi-centre.com).