Festival - Impressionnante cuvée pour le 17e Cinemania

La fondatrice Maidy Teitelbaum (à gauche) s’entoure cette année d’une nouvelle équipe, dont Natalie Bélanger (au centre) à la direction générale et Guilhem Caillard à la programmation.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La fondatrice Maidy Teitelbaum (à gauche) s’entoure cette année d’une nouvelle équipe, dont Natalie Bélanger (au centre) à la direction générale et Guilhem Caillard à la programmation.

Ce 17e festival Cinemania s'annonce comme un grand cru, leur meilleur à ce jour, alliant du 3 au 13 novembre, une sélection serrée et des invités de marque. On y verra à l'Impérial des films très attendus, plusieurs lancés à Cannes ou dans d'autres grands festivals, la plupart français, témoignant des rapports étroits de ce rendez-vous avec l'Hexagone.

Une grosse délégation d'Unifrance y est attendue et les distributeurs québécois poussent la roue: 35 longs métrages, 16 premières nord-américaines, 16 premières québécoises ou canadiennes. La fondatrice Maidy Teitelbaum s'entoure d'une nouvelle équipe, dont Natalie Bélanger à la direction générale et Guilhem Caillard à la programmation.

En ouverture: Polisse de Maïwenn, Prix du jury au Festival de Cannes, oeuvre-choc sur la brigade de Protection des mineurs de la police parisienne. La pasionaria viendra à Montréal dès l'ouverture, et le samedi 5 novembre, une rencontre avec Maïwenn sera animée par le journaliste Dennis Trudeau.

Avant Les neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian en morceau de clôture sur un mistral de Marseille, plusieurs excellents films, dont Le havre du Finlandais Aki Kaurismäki, Pater d'Alain Cavalier, etc. La fée, conte burlesque et surréaliste de Fiona Gordon et Dominique Label, très remarqué en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, nous vaudra la présence des cinéastes.

Dix-sept invités sont attendus. Cédric Klapisch accompagnera son film La part du gâteau, comédie avec Karin Viard et Gilles Lellouche. Le cinéaste français aura droit à une rétrospective en collaboration avec la Cinémathèque québécoise, qui présentera Le péril jeune, Un air de famille et Ni pour ni contre (bien au contraire). Klapisch offrira un cours de maître le dimanche 6 novembre, animé par Diane Poitras, directrice de la programmation à la Cinémathèque québécoise.

Le cinéaste Cédric Kahn et la productrice Denise Robert viendront présenter Une vie nouvelle, tourné à Paris, à Montréal et à Northbay, avec en vedette Guillaume Canet. Patrice Leconte accompagnera son film Voir la mer aux côtés de sa comédienne Pauline Lefèvre.

Quant au producteur et impresario Dominique Besnehard, il sera à Montréal avec Avant l'aube de Raphaël Jacoulot, drame campé dans les Pyrénées. Le Montréalais Yves Jacques présentera La chance de ma vie, comédie loufoque de Nicolas Cuche.

L'exercice de l'État de Pierre Schoeller, abordant la politique et ceux qui la font, nous vaudra la visite du cinéaste ainsi que de l'acteur Michel Blanc, avec table ronde le 12 novembre. L'actrice Louise Bourgoin accompagnera le dernier film de Rémi Bezançon Un heureux événement sur la maternité. Autre succès public à la programmation: La fille du puisatier de Daniel Auteuil qui revisite Pagnol. Bien d'autres titres alléchants complètent cette imposante moisson.
1 commentaire
  • Dieter Uhlen - Inscrit 26 octobre 2011 09 h 59

    Ma-gni-fi-que !!!

    il faut féliciter l'équipe du festival : il n'est vraiment pas évident de convaincre producteurs (dont le jovial D. Besnehard, l'un des plus grand producteurs du cinéma français actuel depuis 10 ans et peut-être même le plus grand à venir !) et réalisateurs ou acteurs de venir ici.. Programmation riche ! on aura même droit au Génial « Pater » du trés doué Alain Cavalier avec un Lindon au mieux de sa forme. Excellent !
    bref courrez voir ces films si vous aimez le cinéma français; et si vous le trouvez trop « baveux », ce cinéma français, comme certains d'entre vous ont tendance à le penser, et bien c'est une erreur, une faiblesse de spectateur pas assez cinéphile, car le vrai cinéphile, lui ne peut que l'apprécier, et le critiquer d'une manière constructive; car ce cinéma français se démarque toujours des standards de réalisation Hollywoodiens qui contaminent la planète, standards que les films Québecois grand public ont pourtant une facheuse tendance à imiter; (comme en TV d'ailleurs) il y a pourtant d'autres voies à explorer en matière de réalisation et le cinéma français reste depuis toujours unique pour cela...il faut bien l'admettre une fois pour toutes !

    bon festival !!!!!!!