Une fête, des rencontres et 293 films aux 29es Rendez-vous du cinéma québécois

Emmanuel Bilodeau, porte-parole des Rendez-vous du cinéma québécois, était tout sourire hier en compagnie de la directrice générale Ségolène Roederer, lors de la conférence de presse, à Montréal.<br />
Photo: François Pesant - Le Devoir Emmanuel Bilodeau, porte-parole des Rendez-vous du cinéma québécois, était tout sourire hier en compagnie de la directrice générale Ségolène Roederer, lors de la conférence de presse, à Montréal.

Avec dix jours d'images, de rencontres et d'événements spéciaux, la 29e édition des Rendez-vous du cinéma québécois promet une programmation particulièrement éclatée pour une année du cinéma qui fut riche et fertile.

C'est reparti: du 16 au 27 février, 293 films sont au menu des Rendez-vous du cinéma québécois (dont 80 primeurs) avec 36 événements spéciaux et ateliers, les 5 à 7 à la Cinémathèque, les Leçons de cinéma, etc. Sans parler de l'exposition Plan large: le cinéma québécois en photo à la place Pasteur, rue Saint-Denis.

Avec un petit numéro rigolo, Emmanuel Bilodeau, porte-parole des Rendez-vous, a rappelé hier les nominations de Denis Villeneuve pour Incendies aux Oscar et de Xavier Dolan pour Les Amours imaginaires aux César, tout comme les prix remportés au Festival de Locarno par Denis Côté avec son Curling. Bref, l'humeur était à la fête et les consécrations, encourageantes.

Avec l'ouverture, le 16 février, assurée par l'excellent En terrains connus de Stéphane Lafleur, en première nord-américaine après lancement au Festival de Berlin, c'est The Year Dolly Parton Was My Mom, premier long métrage de Tara Johns, qui clôturera le bal le 27 février, aux couleurs des années 1970.

Parmi les primeurs, quatre longs métrages de fiction: La Vérité de Marc Bisaillon, Comme des mouches de Renaud Després-Larose, The High Cost of Living de Deborah Chow et Shadowboxing de Jesse Klein. Aussi, 14 documentaires, parmi lesquels Godin de Simon Beaulieu, sur le député-poète Gérald Godin, L'Est pour toujours de Carole Laganière, La Route devant de Stefan Ivanov, etc. Plusieurs courts et moyens métrages: fictions, documentaires, art et expérimentation, animations.

Des projections spéciales de La Vie privée du cinéma, parties 1 et 2, de Denys Desjardins et de Letter One de Tony Nardi sont au programme.

Parmi les événements du cru: grande célébration des 25 ans du Déclin de l'empire américain de Denys Arcand au cinéma Impérial le 22 février, ouverte au public. Des événements spéciaux célébreront les 40 ans de la maison de production l'ACPAV, parmi lesquels, le 19 février, un hommage à Pierre Falardeau autour de son scénario inédit La Job, avec une mise en scène et une lecture de Luc Picard. Le 23 février, Éléphant-mémoire du cinéma québécois présente le film La Femme de l'hôtel (1984) de Léa Pool à eXcentris.

Autres célébrations: les 40 ans d'Informaction, maison de production spécialisée dans le documentaire, avec projection de L'Est pour toujours de Carole Laganière à la Grande Bibliothèque.

Aux 5 à 7 du Bistro SAQ à la Cinémathèque, quelques thèmes explorés: la mort, la musique, les rapports entre la critique et les cinéastes. Les équipes de Gerry d'Alain DesRochers et de Café de Flore de Jean-Marc Vallée viendront rencontrer le public. Les Nuits chaudes, avec performances d'artistes et rencontres, succèdent chaque soir aux Soirées des Rendez-vous.

Roger Frappier (Le Déclin, Un zoo la nuit, etc.) parlera de production aux Leçons de cinéma. Alex Beaupain (collaborateur du cinéaste Christophe Honoré, entre autres pour Les Chansons d'amour) offrira de son côté une leçon de musique et Philippe Ross, une leçon de photos, abordant les coulisses du film Océans de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud. Quant aux professionnels, ils se réuniront dans le cadre de deux journées colloques Transmédias.

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La cuvée du cinéma québécois a beau avoir enfanté plusieurs oeuvres de qualité, reste qu'en 2010 on enregistrait une chute de fréquentation en salle pour les films québécois: 9 % des parts de marché contre 13 % l'an dernier. De l'avis de Ségolène Roederer, directrice générale, les Rendez-vous du cinéma québécois, qui reprennent la plupart des films de l'année précédente, offrent une solution de remplacement culturelle. «On a cette chance aux Rendez-vous d'avoir un public jeune, urbain, mais aussi des femmes et un mélange de générations devant différentes formes d'art. Nous pouvons donner aussi à notre échelle une seconde chance aux films à Montréal comme à travers les tournées dans plusieurs villes.»

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