Il était une fois...

Un scénario bavard impose à La Maison des contes un rythme lent, mais l’illustration se révèle si magnifique qu’on ne peut détacher ses yeux de l’écran.<br />
Photo: Métropole Films Un scénario bavard impose à La Maison des contes un rythme lent, mais l’illustration se révèle si magnifique qu’on ne peut détacher ses yeux de l’écran.

Bonne idée de sortir La Maison des contes à temps pour Noël. Non que l'intrigue du long métrage animé de Dominique Monféry se déroule en cette saison. Simplement, cette ode à la lecture, et aux classiques de la littérature pour enfants en particulier, charrie dans son sillage merveilleux un nombre tel de personnages chéris jadis — Alice, la fée Carabosse, l'Ogre, etc. — qu'on succombera plus volontiers à ses charmes désuets en cette période dite d'enchantement hivernal où chacun redécouvre l'enfant en soi.

La bien nommée maison, délabrée comme il se doit et sise en bord de mer, vient d'être léguée par feue Éléonore à la famille de Nathanaël, un gamin imaginatif à qui la défunte fit la lecture de tout ce que la Terre peut receler de contes. Et c'est à lui qu'Éléonore a légué sa vaste bibliothèque habitée, il appert, par tous les personnages de ces histoires tant aimées et dont la pérennité est assurée par une formule magique devant être lue par leur nouveau gardien, Nathanaël. Or, malgré ses sept ans, ce dernier ne sait toujours pas lire...

Un scénario bavard impose à La Maison des contes un rythme lent, mais l'illustration se révèle si magnifique qu'on ne peut détacher ses yeux de l'écran. En symbiose avec le sujet, un mélange heureux d'animation traditionnelle, de collage et de surimpression parvient à rendre l'effet d'un livre de contes qui se serait animé.

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Collaborateur du Devoir

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* V.o.: Beaubien.