En bref - Grand écart

En fin de semaine, Lance et compte le film, de Frédérik D'amours, sur un scénario de Réjean Tremblay, faisait courir les foules sur 104 écrans: 677 667 $ de recettes au guichet — meilleur démarrage québécois depuis De père en flic.

En même temps, la Palme d'or du dernier Festival de Cannes, Oncle Boonmee, l'homme qui se souvient de ses vies antérieures du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, ne récoltait sur les deux écrans du Cinéma du Parc que.... 2040 $. Comme quoi, les trompettes de Cannes ne portent pas très loin. Surtout quand la palme couronne une oeuvre difficile, mais ô combien originale.
1 commentaire
  • Clémence Richard - Inscrite 30 novembre 2010 10 h 59

    Grand écart pour tant d'hommages sonnants

    Pourquoi tant d'engouements pour Lance et Compte, le film ?
    Au rendez-vous avec l'auteur, je m'attendais à un scénario original et inusité, digne de la créativité géniale de Tremblay.
    Mais non. Les effets sonores exagérés et les scènes crues de baldaquin auxquelles Réjean Tremblay nous a habitués avec sa série télé que j'ai suivie avec assiduité, c'est du réchauffé. La surexploitation des deuils des joueurs décédés dans le Parc des Laurentides... Et l'ascension trop étirée du National, encore là, c'est pesant. Tout au plus, le film aurait majestueusement clôturé la série avec un bon dernier épisode.
    Tremblay a trop mis de gomme "marketing" à son scénario ! La même recette fonctionnait au petit écran, mais ce copié/collé n'est pas transférable, à mon avis, au grand écran. Le déjà-vu, surdimensionné de surcroît, n'est pas apprécié.
    Une autre recette, svp. Trop facile, le succès instantané auquel Tremblay semble assuré.
    Je ne visionnerai pas Lance et Compte II sur lequel plancheraît actuellement M. D'Amours.