Les technologies numériques s'implantent dans l'industrie québécoise du cinéma

Québec — Les technologies numériques se sont bien implantées au sein de l'industrie cinématographique québécoise en 2009, selon les plus récentes données de l'Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ) de l'Institut de la statistique.

Les données révèlent en effet que 71 des 107 tournages québécois de 2009 ont été réalisés en format numérique haute définition, tandis que 39 % des cinémas et 13 % des écrans sont maintenant équipés de projecteurs numériques 3D.

L'Institut de la statistique souligne l'important impact des films projetés en format 3D sur le prix moyen des billets, puisque ceux-ci sont de 30 % plus chers pour une projection en 3D que pour une projection en 35 mm.

Les projections en 3D ont donc contribué en partie au record de recettes atteint en 2009 (186 millions), soit une augmentation de 14,7 % par rapport à 2008. Le record de 30 millions d'entrées atteint en 2002 n'a cependant pas été battu.

Par ailleurs, l'Institut révèle que le nombre de films québécois projetés dans les cinémas et ciné-parcs a augmenté, passant de 60 films en 2008 à 89 films en 2009, dont 59 nouveautés.

L'assistance aux films québécois a également bondi de 52 % entre 2008 et 2009. La popularité de ces films est particulièrement importante à l'extérieur de la région de Montréal, où les oeuvres québécoises ont attiré 7 % de l'assistance. Par opposition, l'assistance des films québécois a atteint 28 % dans la région de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, 24 % dans le Bas-Saint-Laurent et 22 % en Abitibi-Témiscamingue.