Cinéma - Grand Prix au Festival de Sydney pour Les Amours imaginaires

Le plus récent film de Xavier Dolan, Les Amours imaginaires, a remporté la plus haute récompense au 57e Festival du film de Sydney, associé à une bourse de 53 000 $CAN.

La directrice du festival, Clare Stewart, a salué sa maîtrise absolue du langage cinématographique en précisant: «Je pense qu'il est juste de dire qu'il continuera à faire sa marque au cinéma dans l'avenir.» La présidente du jury, Jan Chapman, productrice derrière La Leçon de piano, a renchéri: «Avec un spirituel et sagace scénario et un usage remarquablement enjoué du langage cinématographique, le jury estime qu'Heartbeats [titre anglais] offre une observation audacieuse, fidèle et remplie de compassion d'un des plus paralysants travers de la nature humaine — le béguin sans retour.» Le directeur du festival de Sundance John Cooper siégeait aussi à ce jury. Les Amours imaginaires concourait notamment aux côtés d'Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives du Thaïlandais Apitchatpong Weerasethakul qui a remporté la Palme d'or au dernier Festival de Cannes.

«C'est un des plus prestigieux prix que j'ai reçus, a dit le jeune cinéaste, par la composition de son jury. Jan Chapman est à mes yeux une héroïne de la production, une figure de proue dans son milieu, et La Leçon de piano qu'elle a produit demeure un de mes films préférés. Quant au directeur général du festival de Sundance, il représente un rendez-vous moderne, réputé et fringant que j'admire depuis toujours.»

Aux yeux de Xavier Dolan, l'épanouissement du cinéma québécois repose sur l'exportation et la sur reconnaissance internationale, que ce soit par l'entremise des festivals qui manifestent leur intérêt devant nos oeuvres ou par les réseaux qui les distribuent. «Le marché québécois est trop exigu pour rentabiliser les investissements en cinéma, privés ou étatiques. En misant sur des films à la fois locaux, identitaires et exportables, il devient envisageable de rentabiliser notre septième art.»
1 commentaire
  • 93Licar - Inscrite 15 juin 2010 11 h 21

    Quel plaisir : un cinéaste en devenir

    Je me trouve très privilégiée d'assister à l'éclosion, l'émergence, la naissance, je ne sais trop comment nommer le phénomène, d'un vrai cinéaste.

    Un propos, une intuition forte, un imaginaire riche et foisonnant, une capacité de transposer le tout en images, telles sont les qualités premières qui nous permettent de croire que Xavier Dolan est un vrai cinéaste et un grand cinéaste en devenir.

    Bravo pour ce prix et merci pour ce cinéma!